Archives mensuelles : août 2013

Les filles qui me plaisent

Au niveau du physique, je ne suis pas exigeant, l’essentiel étant que la fille ne soit pas un garçon manqué.

Beaucoup de filles complexent sur leur poids, mais honnêtement je préfère une femme avec des rondeurs plutôt qu’une fille trop maigre, et je pense que c’est le cas de beaucoup de garçons aussi. Et puis l’image de la femme à la silhouette longiligne renvoyée par les magazines ne correspond pas au standard biologique féminin : le corps d’une femme aura naturellement tendance à accumuler des rondeurs parce que ces réserves de lipides sont nécessaires à la synthèse des hormones sexuelles indispensables au déclenchement et à la poursuite d’une grossesse complète. Bref mesdames, oubliez vos vergetures et soyez fières de vos rondeurs.

J’aime les filles aux cheveux mi-longs ou longs mais la couleur n’a pas d’importance. J’ai aussi un faible pour les filles qui portent des lunettes : je trouve que ça leur donne un charme fou et je me dis que j’aurai peut-être plus de chances de leur plaire vu que j’en porte moi-aussi. Et puis il y a ce cliché (maintes fois repris dans les films pour ados) qui dit que derrière les lunettes de la fille timide se cache peut-être une vraie séductrice.

Au niveau du caractère, je ne suis pas non plus très exigeant, je suis quelqu’un de facile à vivre. Je suis attiré par les filles timides, discrètes et attentionnées comme moi. Là aussi je pense que j’aurai plus mes chances avec une fille timide et/ou peu expérimentée en amour, qu’elle sera plus indulgente face à ma virginité tardive (mais si la fille m’aime vraiment, je suppose que quelque soit son expérience, ça n’aurait pas d’importance à ses yeux).

PS : comme j’ai repris le travail cette semaine, je suis moins actif sur mon blog, mais je ne vous oublie pas, j’ai plein d’autres articles à rédiger.

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Ma vie étudiante

La société nous fait croire que la vie étudiante représente les meilleures années de notre vie, l’âge de tous les possibles, l’âge de l’indépendance totale (la célèbre phrase « A 18 ans je me casse de chez mes parents »). Mais ça n’est pas vrai pour moi. Ma vie étudiante est surtout l’âge de l’attente avant une vie future meilleure.

Je ne parlerai pas davantage de la prépa ni de la 1ère année de médecine. A cette époque je n’avais pas vraiment le temps de socialiser (enfin je me suis quand même fait quelques amis en prépa mais ils ont quitté la ville pour poursuivre leur cursus) et le fait de vivre chez mes parents était bien pratique.

Arrivé en 2ème année de cursus médical, j’ai loupé le coche de l’intégration. Je ne connaissais personne dans ma nouvelle promo et le feeling ne passait pas très bien avec certains  d’entre eux que je trouvais un peu lunatiques, moqueurs et prétentieux (ils ont changé au cours du temps, aujourd’hui ils sont super). Je suis allé à la 1ère soirée de promo mais pas aux suivantes car je n’arrivais pas à m’intégrer dans le groupe, je n’avais rien à dire d’intéressant, j’étais la 5ème roue du carrosse. Je ne suis pas non plus allée au Week End d’Intégration pour ces raisons que j’avais déjà évoquées précédemment.

Mes collègues de promos faisaient souvent des soirées en petits groupes avec leurs amis du lycée qui faisaient des études dans la même ville et j’avais l’impression qu’ils n’avaient pas besoin de m’inviter parce qu’ils avaient déjà suffisamment d’amis sous la main. Par la suite, des petits groupes internes à la promo se sont constitués pour les soirées mais je n’étais pas davantage invité.

J’étais un des seuls étudiants de la promo à ne pas avoir d’appartement puisque mes parents vivent dans une commune en périphérie de ma ville universitaire, qu’on n’a pas droit à une chambre en cité U ni à des bourses (pour ce qui est des aides au logement je ne sais pas si la distance du domicile parental vis-à-vis du lieu d’étude rentre en ligne de compte) et qu’il faudrait tabler sur un budget mensuel d’au moins 600 € voire 700 € pour tout payer. Mes collègues ont un appart par nécessité car leurs parents vivent loin, mais comme beaucoup ont des parents médecins, chirurgiens-dentistes ou pharmaciens, leurs parents peuvent « rallonger la soudure » et leur procurer un certain confort de vie. Il était de coutume de faire une soirée (ou au moins une fête d’anniversaire) dans chaque appart, mais quand on n’a que la maison des parents en semaine, ça ne le fait pas. On m’a souvent taquiné sur le fait que je pourrais organiser un truc pour la promo chez mes parents. Bref je suis le mec qui n’invite personne parce qu’il ne peut pas.

Depuis que je suis devenu externe à l’hopital (ie que je bosse en partie à l’hopital et en partie à la fac), je ne pense qu’à prendre mon indépendance et je rêve d’avoir mon propre appart en centre-ville. Déjà je n’aurais plus besoin de me farcir les embouteillages monstres à l’entrée de la ville 2 fois par jour et puis je n’aurais plus mes parents sur le dos, et enfin ça me permettrait de sortir davantage. On fait parfois des apéros en entre-ville ou à la fac le soir mais je ne reste pas longtemps parce que je conduis donc je ne dois pas abuser et personne ne va se proposer de m’héberger. Il m’arrivait souvent de décliner ces soirées, mais depuis 2 ans je fais davantage d’efforts et j’y vais bien plus souvent. Reste que ne pas avoir d’appart en centre-ville c’est vraiment la loose. Je précise que mon salaire misérable d’étudiant hospitalier s’élève à 200 € par mois (oui, il ne manque pas de zéro !) pour un « temps plein hospitalier » qui dépasse très largement les 35h. C’est pas avec ça que je vais pouvoir prendre mon indépendance. Il ne faut pas croire les stéréotypes : les étudiants en médecine ne sont pas de riches capitalistes nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, et ils remboursent largement le coût de leurs études à l’Etat en étant exploités pendant des années par l’hôpital public. Évidemment je ne pars pas non plus en vacances, je ne me permet pas de voyager, contrairement à ce que les gens s’imaginent des étudiants.

Qui dit pas d’appart, peu d’occasions de sorties et peu d’amis dit également peu d’occasions de rencontrer des filles célibataires. La plupart des gens que je côtoie sont déjà casés et je n’ai pas l’impression qu’à mon âge il reste encore beaucoup de filles célibataires. Les vraies rencontres se font par l’intermédiaire de notre réseau social : en sortant avec des amis ou en allant à des soirées où l’on est susceptibles de rencontrer des filles.

Aujourd’hui ça va beaucoup mieux au niveau sociabilité : depuis que je suis externe, je côtoie mes collègues en permanence et j’ai appris à mieux les connaitre et les apprécier. Eux aussi ont changé, ils sont adorables maintenant. Reste qu’ils ne m’invitent pas à leurs petites soirées perso. Les habitudes des soirées sont là et c’est difficile de d’y être invité quand on a loupé le coche de l’intégration.

Par contre au niveau professionnel ça se passe très bien avec le personnel hospitalier et les patients, j’ai toujours été très sûr de moi, dynamique et volubile. Quand j’enfile ma blouse, je rentre dans mon rôle de professionnel de santé et ma timidité disparait. On aurait peine à croire qu’en réalité je suis aussi coincé et sans aucune expérience amoureuse ni sexuelle.

Reste que dans les soirées plus officielles, j’ai encore du mal à me décoincer. Lors du dernier gala de ma fac (une grosse soirée super classe où les profs et toutes les promos d’étudiants se mettent en costard et robes de soirée, suivie d’une sortie en boite, bref c’est l’évènement majeur de la fac)  j’étais terriblement coincé en soirée et en boite alors que dans le même temps je voyais certains collègues draguer et emballer des nanas inconnues de la boite avec une facilité déconcertante. C’est à ce moment que je me suis dit qu’il était temps que je consulte un psy pour qu’il m’aide à résoudre ces problèmes de timidité et de manque de compétences sociales.

Bref je ne profite absolument pas de ma vie étudiante. Je me contente de travailler dur en rêvant de profiter de ma vie future et en espérant rattraper toutes ces années de fêtes et de sexe que je n’ai pas connues.

Ma vie durant l’adolescence : la période cruciale

J’ai une grande fascination pour l’adolescence parce que c’est un âge où l’on change considérablement, on s’éveille intellectuellement, on s’ouvre au monde, on mène une vie insouciante. C’est aussi l’âge auquel la société nous promet la découverte des amours insouciantes et des amitiés durables. Sauf que ça n’est pas le cas pour tout le monde. Mon adolescence m’est passée sous le nez et c’est pour ça que je m’y retourne en cherchant à comprendre pourquoi et en rêvant qu’elle eut été meilleure.

Arrivé en 6ème, la sensation d’ennui perpétuel a disparu. L’organisation du collège nous donnait un peu plus d’autonomie, les cours étaient beaucoup plus intéressants et à la maison je m’amusais bien avec mes jeux-vidéos, les films et les séries que je regardais.

Cependant j’ai commencé à me trouver moche. Je suis devenu myope à 9ans1/2 et j’ai choisi une grosse paire de lunettes rondes à monture bleue marine qui prenait la moitié de mon visage. Je les avais choisi parce que mon meilleur amis avait les mêmes. Arrivé au collège j’ai commencé à trouver qu’elles étaient moches et me rendaient moche. Je n’aimais pas mes cheveux qui avaient tendance à beaucoup friser ainsi que mes taches de rousseur.

J’avais l’impression que la cour du collège était un endroit oppressant, que tout le monde me regardait (c’était une fausse idée que je me faisait en fait), je ne supportais pas les incivilités des autres élèves : les bousculades, les moqueries (entre autres sur mon nom de famille qui est un peu ridicule). Je n’étais pas véritablement harcelé, mais c’était de petites « agressions morales » sporadiques que je vivais mal. Cependant j’avais des copains et globalement j’aimais le collège (un peu quand même).

Mes difficultés d’intégration sociale ont commencé lors d’un camp de vacances d’une semaine au centre aéré du coin auquel ma mère m’avait inscrit de force durant l’été de mes 12 ans. La plupart des autres ados avaient 1 an de plus que moi et étaient venus en groupe d’amis alors que j’avais été parachuté là seul. Ils ne m’ont pas intégré et se moquaient de moi en me surnommant « Norton » parce que mes horribles lunettes me faisaient ressembler à Peter Norton, le créateur des antivirus éponymes, dont la photo apparaissait sur les boites des logiciels. Ils ne m’ont presque pas appelé par mon prénom J’ai détesté ce séjour.

En 5ème : RAS

En 4ème, à part quelques moqueries de la part d’un ou 2 camarades de temps à autres, ça se passait bien. J’ai enfin changé de lunettes lorsque ma vue a changé et j’ai choisi un modèle très discret. J’avais de nouveaux amis que je voyais en dehors des cours. On allait jouer en réseau à Counter Strike dans la salle informatique communale, on faisait plein de trucs, mais ils étaient aussi geek que moi.

En 3ème, pas grand chose. Mes taches de rousseur se sont fortement atténuées et mes cheveux sont devenus plus raides, ils frisaient beaucoup moins (et pour répondre à votre curiosité, je ne suis pas roux mais brun). Je me sentais mieux avec mon corps. Mon pic de croissance a démarré tardivement (peu de temps avant 15 ans) mais j’ai grandi très rapidement (à 15 ans 1/2 je dépassais 1m80).

Arrivé au lycée, j’ai perdu tous mes amis du collège, ils sont partis dans d’autres établissements. J’ai dû me refaire de nouveaux amis mais on ne se voyait pas en dehors des cours : j’habitais dans une commune loin du lycée et pas eux donc ils sortaient surtout entre eux, entre citadins. Le lycée c’était l’époque des 1ers flirts pour la majorité de ceux qui n’avaient pas commencé au collège, et aussi les premières soirées alcoolisées. Je ne faisais pas partie du cercle des gens branchés donc je n’étais pas invité aux soirées. A part ça, j’ai adoré le lycée, je m’y suis vraiment plu, j’ai réussi haut la main dans mes classes et je suis nostalgique de l’euphorie de la fin de terminale où je pensais que mon chemin était tracé, que tout me réussirait.

Ce n’est que quelques années plus tard que je me suis rendu compte que j’étais passé à coté de mon adolescence. Je n’avais pas vécu l’essentiel : les premières soirées, les amitiés très fortes dont on pense qu’elles dureront toujours, les 1ers flirt innocents où on découvre les filles. J’arrivais à l’âge adulte avec la maturité affective d’un ado de 15 ans, je n’avais jamais été aimé, j’avais l’impression d’avoir pris un coup de vieux sans avoir rien vécu. Bref j’avais gâché mon adolescence sans m’en rendre compte et sans comprendre pourquoi.

Je pense qu’à l’adolescence, les processus de socialisation  et de séduction s’apprennent de manière intuitive (lors des sorties et des soirées +++) et c’est ce qui permet aux ados de s’affirmer progressivement, de sortir avec des filles, puis quelques années plus tard de coucher avec. Forcément quand on n’a pas vécu ça, on se sent complètement décalé avec les autres et mal à l’aise dans sa vie d’adulte. Je suis coincé en société, je ne sais pas séduire une femme ni reconnaitre les signes de séduction qu’une femme pourrait m’envoyer (je les connais en théorie mais dans la pratique je ne pense pas que je les repèrerai, et ça me mettrait mal à l’aise).

Pour ma part ça ne s’est pas produit à cause d’un mélange de timidité excessive, du fait que je n’ai pas osé me rapprocher davantage de mes amis et d’un manque d’opportunités. J’ai quand même une part de responsabilité.

Je sais que mon adolescence est derrière moi et que je ne pourrai pas la changer, mais je pense encore de temps à autres à cette période cruciale avec une certaine nostalgie (rassurez-vous, je ne suis pas dépressif 😉 )

A mesure que mes études avancent, j’ai commencé à m’ouvrir beaucoup plus aux gens qui m’entourent, j’ai fait des progrès considérables au niveau socialisation, mais pour le coté séduction ça n’est pas le cas. C’est pour ça que j’aurai besoin d’un psychologue. Ca va s’arranger, je suis ce que les anglo-saxons appellent un late bloomer in love.

Ma vie durant l’enfance

Pour mieux comprendre mon historique amoureux, il faut le voir dans le contexte global de ma vie. Je vais donc rédiger 3 articles qui décriront ma vie telle qu’elle était durant l’enfance, l’adolescence et ma vie étudiante actuelle. Je ne parlerai pas du contexte amoureux, uniquement de la construction de ma personnalité.

Beaucoup de caractéristiques comportementales se mettent en place durant la petite enfance et si cela ne se passe pas correctement (à cause de l’environnement de l’enfant par exemple), ces troubles de la socialisation peuvent être difficiles à corriger.

J’ai peu de souvenirs de la maternelle mais je me souviens que j’avais peur de l’autorité : mon père d’abord mais aussi 2 institutrices de maternelle très impressionnantes. J’ai toujours appris à me tenir à carreau et j’avais peur de me faire gronder même s’il n’y avait pas de raisons que ça se produise. J’étais timide et j’avais tendance à attirer sur moi les enfants emmerdeurs. Ces enfants doivent arriver à sentir ceux qui sont les plus faibles et en profitent pour les emmerder. Les moqueries ont un impact énorme sur la construction de la personnalité de l’enfant. Je n’ai pas de souvenirs précis mais je sais qu’on m’a plus ou moins régulièrement embêté en maternelle et primaire.

En primaire la vie me semblait interminable : les journées étaient sans fin, je me farcissais la garderie le matin et le soir et la cantine le midi (avec l’attente pas possible avant le 2ème service pour manger). Je vivais la cantine comme une punition : j’étais condamné à m’ennuyer pendant plus d’1h30 pendant que mes copains rentraient manger chez eux le midi (leurs mères s’arrangeaient pour que celles qui ne travaillent pas fassent manger les enfants des autres). Quand je regardais à la fenêtre, le temps était couvert voire épouvantable durant la majeure partie de l’année et ça me faisait encore plus déprimer.

A la maison je m’ennuyais aussi. Je n’avais pas le droit de sortir de mon quartier pour jouer avec mes copains avant l’âge de 8 ou 9 ans. Les journées étaient aussi interminables, les mercredis passés à regarder pour la n-ième fois les cassettes de dessins animés, les dimanches aprèm passés chez mes grands-parents maternels qui ne s’intéressaient pas à moi (c’étaient 2 paysans arriérés qui ne s’intéressaient à rien, probablement parce qu’on leur avait bourré le mou avec la morale catholique paysanne du genre « La curiosité est un vilain défaut, ne posez pas de questions aux gens »). Heureusement mes grands-parents paternels étaient infiniment plus intéressants. Les seules choses positives que je faisais pour m’occuper étaient de lire beaucoup de BD et de livres, surtout des bouquins liés à la science (astronomie par ex). J’ai toujours eu un vif intérêt pour les sciences, une excellente mémoire et un sens aigu de l’observation.

A 10 ans mon père m’a payé une console de jeu Game Gear puis à 11 ans j’ai commencé à jouer sur ordinateur. Si je n’avais pas eu ça, je serais mort d’ennui. J’ai besoin d’être stimulé, de satisfaire ma soif de curiosité.

Bref je n’ai qu’un mot pour résumer mon enfance : ennui. C’est une période que je ne souhaiterais pas revivre.

Historique amoureux partie 4 : les sites de rencontre et autres coups arrangés

J’ai commencé à aller sur les sites de rencontre en juillet 2006, après ma 1ère année de prépa. A l’époque j’étais euphorique en m’inscrivant là dessus, je m’attendais à avoir un large choix de prétendantes et à connaitre plusieurs histoires. Je me suis inscrit sur meetic et un paquet de sites dont je voyais les pubs à la télé, ainsi que sur une myriade de petits sites gratuits. Première déception : sur les sites commerciaux on ne peut presque rien faire sans payer (même pas lire un message) et comme par hasard, au bout de quelques temps on reçoit des messages de profils féminins quasiment vides. Je flaire l’arnaque et effectivement il s’agit de mails bidons envoyés par des animatrices (ou des animateurs se faisant passer pour des femmes) pour inciter les pigeons à prendre un abonnement payant (je n’ai jamais payé heureusement). Deuxième déception, il y a peu de filles de ma tranche d’âge sur ces sites : normal, je n’ai que 19 ans, ces sites s’adressent à un public un peu plus mature.

Sur les sites entièrement gratuits ça n’est pas vraiment mieux : certes il y a des filles de mon âge, mais ces sites sont très peu fréquentés, mal conçus et la plupart des profils sont abandonnés. J’ai contacté plusieurs filles et ai discuté avec elles sur MSN pendant un bon moment mais soit on n’avait pas vraiment d’affinités, soit la fille qui m’intéressait était amoureuse d’un mec mais restait quand même sur ce site de rencontre pour se faire des amis. Ca n’a mené à rien à part me faire perdre du temps et je me suis désinscrit de tous ces sites en fin 2007.

Je n’ai renoué avec les sites de rencontre qu’en juin 2009, après avoir vu un reportage télé sur Adopteunmec qui parlait de son énorme popularité et de sa réputation pour les plans cul. Je m’y suis inscrit : à cette époque le compte gratuit des garçons permettait de tout faire sauf entre 18h et 1h du mat’, la tranche horaire payante (et comme j’ai gardé mon vieux compte gratuit sans payer, ça reste encore gratuit pour moi aujourd’hui 😉 ). J’ai été étonné de voir le nombre de filles sur ce site mais aussi de voir qu’il y avait beaucoup de filles qui pourraient me correspondre (et pas seulement des poufs à la recherche de mecs bien montés pour des plans fesse comme le laissait entendre le buzz).

J’ai eu mon 1er rencart en décembre 2009 : c’était une fille de mon ancien lycée, à l’époque du bahut elle n’était pas très belle avec ses lunettes « à cul de bouteille », ses habits un peu garçon manqué et sa coupe de cheveux peu soignée. Certains se moquaient d’elle derrière son dos, mais je trouvais qu’elle avait quand même un certain charme. J’avais aussi pitié pour elle au vu des moqueries qu’elle endurait et le fait qu’elle restait toujours seule. Bref quand elle m’a abordé sur Adopteunmec, on a discuté pendant 3 semaines, elle avait l’air très intéressée, et je lui ai proposé un rencart. Je pensais que c’était dans la poche, mais lors du rencart elle était beaucoup moins enthousiaste, on n’avait pas vraiment de choses intéressantes à se dire, bref c’était raté. On a continué à discuter, je lui ai dit qu’elle me plaisait et que je n’avais pas osé lui demander si elle voulait sortir avec moi. Elle m’a répondu qu’elle n’aurait pas dit non si je lui avais demandé. Ca s’engageait bien pour un nouveau RDV sauf qu’elle a finit par rompre brutalement tout contact. Au bout de quelques semaines elle m’a juste envoyé un message pour me dire « c’est compliqué » puis s’est désinscrite du site. Voilà un râteau inattendu.

La 2ème nana qui m’a contacté c’était en fin 2010. Là aussi les discussions ont commencé sur les chapeaux de roues, elle me disait que j’étais le garçon le plus intéressant avec qui elle aie discuté, on a eu 3 semaines d’échanges passionnés puis on a mangé ensemble un midi. Là aussi ça s’est très bien passé. J’ai voulu être plus entreprenant qu’avec la précédente fille alors je lui ai dit maladroitement qu’elle me plaisait et que j’aimerais bien sortir avec elle. Elle m’a répondu qu’il fallait qu’on apprenne davantage à se connaitre auparavant. Le lendemain je lui ai envoyé un message pour lui expliquer à quel point j’avais été maladroit et elle m’a répondu que c’était pas grave, qu’elle n’allait pas fuir pour ça. Pourtant elle a aussi rapidement rompu le contact en me sortant un prétexte bidon : elle m’a dit qu’elle complexait de ne pas être aussi intelligente que moi et que je risquais de m’ennuyer avec elle. J’ai trouvé ça très étrange, je ne suis pas du tout comme ça, je ne l’ai pas prise de haut. Et elle s’est désinscrite du site.

J’ai eu d’autres discussions avec d’autres nana qui ne sont pas allées bien loin.

Puis en février 2012, une fille de 18 ans me contacte. Elle est vraiment mignonne, une jolie blonde ronde à lunettes, très féminine. Là aussi le courant passe très fort pendant 2 semaines, avec de longues conversations par MSN. Elle veut me rencontrer, mais elle me pose un lapin et me dit qu’elle pense que je suis trop sérieux et qu’elle risque de s’ennuyer avec moi (bizarre, j’ai pas compris pourquoi elle m’a sorti ça brutalement, là aussi je n’ai rien dit qui me fasse passer pour un mec ennuyeux). Le lendemain elle s’excuse et montre beaucoup d’empressement pour me rencontrer, puis elle annule et ça recommence. Elle m’a fait le coup plusieurs fois. J’ai arrêté de lui parler mais elle a fini par revenir à la charge pour qu’on se voie enfin… puis finalement elle m’a dit qu’elle ne voulait plus me rencontrer. J’ai cessé tout contact et elle m’a effacé de Facebook.
Bref c’était juste une gamine immature qui ne sait pas ce qu’elle veut.

Après cette dernière expérience j’ai décidé d’arrêter de gaspiller mon temps sur les sites de rencontres. Ca ne marche pas ou très rarement, les rencontres sont trop artificielles, une fois rencontrés en vrai, l’alchimie virtuelle ne se prolonge pas dans la vie réelle. Les vraies rencontres se font par l’intermédiaire de son vrai réseau d’amis et des sorties.
Je reste quand même inscrit sur ce site mais je n’y vais pas souvent. Ca m’étonne de voir le nombre de filles qui n’hésitent pas à rompre brutalement le contact et se désinscrire de ce site, j’ai lu beaucoup de témoignages similaires. Soit l’abondance de prétendants masculins leur fait choper la grosse tête, soit elles s’inscrivent uniquement pour se rassurer sur leur pouvoir de séduction et s’amuser sans déboucher sur du concret.

Il y a 2 mois, ma tante qui travaille aussi à l’hôpital mais dans un autre service m’a proposé de m’arranger le coup avec une jeune aide soignante de 27 ans très timide qui n’a jamais eu de copain. Elle n’a pas tari d’éloges sur elle, en me disant qu’elle était mignonne, qu’elle me plairait…Le premier rendez-vous a été une grosse déception : elle n’avait pas l’air intéressée et paraissait s’ennuyer. Je sais qu’elle est très timide et mal à l’aise mais ça n’explique pas tout. D’autre part elle ne me plaisait pas : elle faisait très garçon manqué, elle n’était pas du tout féminine. Je ne suis pas exigeant sur le physique mais là elle ne m’attirait vraiment pas. Ma tante avait vraiment fait monter la sauce en parlant d’elle. J’ai continué à discuter avec elle et lui ai proposé un 2ème rencart, parce que j’ai voulu nous donner une 2ème chance et voir si elle serait moins coincée. Elle est venue au rencart avec un petit chien qu’elle venait d’acheter. Ca n’a pas davantage accroché entre nous et le chiot capricieux nous a cassé les pieds durant tout le rencart. Je lui ai envoyé un message pour lui dire qu’on n’avait pas suffisamment d’affinité et que je ne la reverrai pas.

J’ai commencé à me réintéresser à adopte il y a quelques jours. Le fait d’avoir mis une photo de profil sur laquelle je suis en tenue de bloc opératoire (sur laquelle on voit mon visage en entier quand même) a boosté la fréquentation de ma fiche, les filles semblant intriguées par cette photo. Je me suis aussi inscrit sur OkCupid et PlentyOfFish, 2 sites gratuits de qualité; en anglais mais sur lesquels on trouve beaucoup de françaises.

PS : je précise que si j’ai eu si peu de rencontres sur adopteunmec, c’est surtout parce que je n’y allais pas très souvent, par manque de temps et de volonté.

Historique amoureux partie 3 : les études supérieures

En septembre 2005 je suis entré en classe prépa scientifique dans un énorme lycée. Je me disais que ça allait m’apporter de nouvelles opportunités de rencontrer des filles, du moins des filles dans d’autres filières, parce qu’en prépa scientifique il n’y en a pas beaucoup. Les filles devaient représenter dans les 40% de la promo de 1ère année je crois. La plupart d’entre elles avaient un copain à l’extérieur, quand aux autres elles s’intéressaient davantage aux études qu’aux garçons. De toute façon avec le rythme infernal de travail, on n’avait plus le temps de penser à l’amour.

Je me souviens d’une anecdote que j’avais entendu de la part des garçons qui avaient visité l’internat des filles : dans ce dernier, il y avait une fenêtre qui donnait sur une partie des douches de l’internat des garçons situé un peu plus bas dans un bâtiment juste à coté, et il était parfois possible de voir certains garçons se masturber sous la douche : les pauvres, c’était leur seul endroit d’intimité ! Parfois quand je passais à coté de l’internat des lycéennes, il m’arrivait de me demander si des filles pouvaient faire monter leur copain dans les chambres pour faire l’amour.

Bref, à part ces digressions anecdotiques, je ne pensais pas vraiment au sexe. J’ai commencé à prendre conscience de ma virginité « tardive » peu de temps avant mes 20 ans. C’était en février 2007, je sortais du bahut et j’étais en vacances donc je pouvais relâcher la pression et penser à autre chose qu’au travail. En voyant plusieurs couples s’embrasser dans les arrêts de bus, je me suis dit que je commençais à avoir un sérieux retard sur les autres, que je n’avais toujours rencontré personne et je me demandais où rencontrer des filles célibataires de mon âge. C’est en postant ces questions sur Doctissimo que j’ai découvert l’expression « virginité tardive » et que j’étais loin d’être seul, dans cette situation de solitude et de difficultés en société. J’ai par la suite passé beaucoup de temps sur docti à chaques vacances scolaires, j’aimais beaucoup ce forum, les gens avec qui je discutais et qui me donnaient l’impression de vivre ma vie par procuration.

Bref à l’issue de ma prépa j’ai décidé de me réorienter en fac de médecine. C’est un processus qui s’est fait progressivement tout au long de ma 2ème année, je ne me plaisait plus dans ce domaine et l’intérêt pour la médecine (que j’avais déjà un peu en terminale) s’est réveillé. Je ne vais pas entrer dans les détails ici.

En médecine, il y avait beaucoup plus de filles : au moins 60% des amphis, et peu de temps après la rentrée ça parlait déjà beaucoup de cul, de coups d’un soir, de garçons encore puceaux. Mais ça ne me faisait pas grand chose. Une anecdote en cours d’anatomie : lorsque le prof décrit l’hymen, il en profite pour glisser une boutade selon laquelle il ne doit plus rester beaucoup de filles vierges dans nos amphis à notre âge.

Je réussis le concours à la 2ème tentative, j’ai tous les choix donc je prends ce qui m’intéresse. Arrivé en 2ème année, je vois que la plupart des filles sont déjà casées avec des garçons qu’elles connaissent déjà depuis le lycée. Je les trouve prétentieuses à se la péter avec leurs relations sérieuses et le fait qu’elles vivent avec leur copain comme un vrai couple (je vous rassure, elles sont devenues plus humbles et très sympa par la suite). Je ne suis pas allé au Week-End d’Intégration (le fameux WEI commun aux 3 filières médicales) pour diverses raisons, notamment parce que je ne connaissais personne dans ma promo, j’avais peur de rester seul dans mon coin et j’avais un peu de mal à m’intégrer dans ma promo. On dit que le WEI est l’occasion idéale pour se dépuceler, avec plusieurs centaines d’étudiants délurés et bourrés et un énorme stock de capotes (et en effet chaque année, les histoires de cul croustillantes de couples surpris en pleine action, parfois dans des endroits insolites, font le tour de la fac). C’est là que j’ai loupé le coche de l’intégration.

Dans les années suivantes je n’ai pas eu plus d’opportunités de rencontrer des filles célibataires. Je reviendrai ultérieurement sur ma vie étudiante et mes rapports avec mes collègues dans un article plus général.

Depuis l’été 2006, j’ai commencé à fréquenter des sites de rencontre, en parallèle de mes études. Pour des soucis de clarté, je vais en parler dans l’article suivant.

Historique amoureux partie 2 : le lycée

J’avais placé beaucoup d’espoirs à mon arrivée au lycée et je n’ai pas été déçu : alors que j’étouffais au collège à cause du flicage excessif et du comportement de certains élèves, l’arrivée au lycée a été une bouffée d’oxygène. Déjà le fait de prendre le bus me permettait de sortir de mon ennuyeuse commune pavillonaire, j’avais aussi beaucoup plus de liberté, les lycéens étaient beaucoup plus matures et ce lycée était sympa, niché dans un joli coin de verdure en périphérie de la ville. Je pensais que tout était possible et que j’allais certainement connaitre prochainement mon premier flirt.

Rapidement au cours de mon année de seconde, je suis tombé amoureux d’une fille, mais cet amour n’avait rien à voir avec les précédents du collège, les émotions que je ressentais étaient beaucoup plus fortes. Cette fille, qui s’appelait Marina, me faisait tourner la tête : déjà ce qui me plaisait était sa grande taille, à 16 ans elle faisait déjà 1m80. Et puis elle était plus mature que les autres filles, elle s’habillait un peu plus classe, faisait déjà plus femme mais sans être affriolante. Elle était très gentille et discrète, un peu timide aussi. Elle avait beaucoup de charme. On s’est rapproché à la fin de l’année scolaire mas je ne lui ai jamais demandé si elle voulait sortir avec moi. L’année suivante on était dans des filières différentes et on ne se fréquentait plus, mais je continuais à l’admirer, elle sortait du lot par rapport aux autres filles. Elle a eu son premier copain en 1ère, un type boutonneux dont on disait qu’il était un peu con. Je ne comprenais pas ce qu’elle pouvait lui trouver. Le fait de le voir lui rouler des patins à la sortie du lycée me faisait mal au coeur. Cette histoire n’a duré que quelques mois. Mais comme on ne se fréquentais plus, je n’ai jamais eu l’occasion ni le courage de lui faire ma demande et j’ai continué à l’admirer durant tout le lycée. Je voyais qu’elle s’épanouissait au bahut, qu’elle avait de plus en plus d’amis, bref que tout lui réussissait.

Durant ma 1ère et ma terminale, je n’ai pas eu de coup de coeur pour d’autres filles. Mais je commençais à ressentir de plus en plus le décalage avec les autres. Beaucoup de camarades de classe sortaient avec quelqu’un, même s’ils étaient plutôt discrets là-dessus. Par contre  à la sortie du bahut, c’était le festival des patins. Moi je me faufilais entre les couples pour attendre seul mon bus et rentrer dans ma vie solitaire et monotone. J’avais des amis mais je ne les voyais pas en dehors des cours (j’y reviendrai en détails dans mon article général sur mon adolescence).

Je ne veux cependant pas noircir le tableau : en dehors du contexte amoureux, de la solitude en dehors du bahut et plus généralement du fait que j’ai raté mon adolescence, le lycée a été une période heureuse (qui aurait pu être bien meilleure) et je trouve même que j’ai connu l’apogée de ma vie à la fin de ma terminale en 2005, dans le sens où la vie était jusqu’à présent plus simple, je me laissais porter par le courant, j’avais l’impression que j’avais toute la vie devant moi et c’était le dernier moment avant l’entrée dans les études supérieures, qui se révèlera finalement tourmentée. Bien que je sois désormais bien avancé dans mes études, que je sais que j’aurais un travail qui me plait, que je serai indépendant en exercice libéral et que je gagnerai de l’argent, je ne peux m’empêcher d’avoir une certaine nostalgie pour cette courte période qu’est la fin de la terminale.

J’ai continué à penser à Marina pendant un temps après mon entrée dans le supérieur. J’ai vu en 2007 un article sur elle dans le journal local disant qu’elle avait été récompensée par l’université pour avoir créé une micro-entreprise avec des collègues de son IUT. La vie continuait à lui sourire. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue, je ne l’ai jamais retrouvée sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui je ne suis plus dans l’amour idéalisé envers cette fille, néanmoins elle aura toujours une place dans mon coeur. C’est la seule dont j’ai été véritablement amoureux et ça ne s’est jamais reproduit par la suite.

Bref, alors que je m’apprêtais à rentrer dans le supérieur, je ne pensais pas vraiment au sexe mais je me disais qu’entrer en classe prépa scientifique dans un énorme lycée avec de nombreuses filières technologiques à prédominance féminine allait me donner plus d’opportunités pour rencontrer une fille et enfin échanger mon premier baiser. Bref j’avais encore beaucoup d’espoir.