Historique amoureux partie 1 : enfance et collège

Pour comprendre qui l’on est, il faut savoir d’où l’on vient : c’est avec cette maxime fraichement sortie de mon chapeau (mais qui me fait penser que j’ai déjà du entendre un truc comme ça avant) que je vais faire un récapitulatif de ma vie amoureuse (ou plutôt de son absence) au cours des différentes périodes de ma vie.

Je ne vais pas trop m’attarder sur la période école maternelle et primaire parce que ça n’a pas vraiment d’intérêt : comme beaucoup d’enfants, j’étais amoureux d’une fille à chaque année scolaire, pas toujours la même  d’une année sur l’autre. Bref pas de quoi s’étendre sur le sujet.

A l’entrée en 6ème, les choses sont devenues plus sérieuses, on voyait les plus grands se rouler des patins dans la cour de récré, évidemment ça nous excitait. Certains de mes camarades de classe ont démarré sur les chapeaux de roues : il a suffit qu’un mini-couple se forme pour qu’une partie de la classe aie le feu aux fesses et se lance dans une sorte de concours de roulage de pelles frénétique. A l’époque j’étais amoureux d’une jolie fille aux longs cheveux blonds vénitiens : quelle ne fut pas ma déception quand j’ai vu qu’elle avait emballé une partie des garçons de ma classe, y compris un mec débile et plus moche que moi. Je ne comprenais pas pourquoi ce type avait eu le droit à ses faveurs et pas moi. Bref, l’année suivante a été plus calme, pas de galochages ostentatoires au sein de la classe.
En 4ème, nouvelle classe. On est en plein dans l’âge moyen du premier baiser et en effet, beaucoup font leur première expérience et commencent à avoir une copine. Evidemment ça ne durait pas longtemps, mais ça allait déjà plus loin que de simples galochages.

La 4ème marque aussi les premiers cours d’éducation sexuelle. A l’époque c’était nul, c’était purement technique sur la contraception, le SIDA, quelques rudiments d’anatomie vite expédiés mais rien sur les sentiments, les premières amours…Je crois que ça a changé maintenant, ça doit englober ces sujets là aussi. Bref quand l’infirmière scolaire nous avait demandé de citer des mots en rapport avec la sexualité, j’avais été étonné de la « culture sexuelle » de mes camarades de classes, ils sortaient de nombreux mots que je n’avais jamais entendu : fellation, cunnilingus, sodomie…Ils avaient surement appris ça avec leurs grands frères ou soeurs ou en regardant des films porno. Il faut dire qu’à la fin des années 90-début 2000, l’accès au porno était beaucoup plus difficile : il fallait avoir la chance d’être abonné à Canal + et enregistrer le porno du samedi soir ou bien avoir un père qui planquait des cassettes porno à la maison. Comme je n’avais pas tout ça, j’étais encore bien naïf. C’est cette année là que ma mère m’a acheté un bouquin sur l’adolescence qui s’appelait « Dico ado » par Catherine Dolto pour me laisser faire mon éducation sentimentale et sexuelle. On n’en parlait pas et de toute façon je n’aurai jamais voulu lui parler de sujets intimes. Ce bouquin était pas mal, bien que s’égarant parfois trop dans la psychanalyse, mais ce qui m’a surtout marqué c’était la partie consacrée à la physiologie du corps humain (son fonctionnement) et ses transformations à l’adolescence : cet intérêt pour la physiologie est une des choses qui me poussera plus tard à rentrer en fac de médecine.

Bref, en 3ème ma vie amoureuse est restée aussi calme qu’une mer d’huile. Je me souviens de 2 filles de ma classe qui se la pétaient parce qu’elles étaient allées à leur première consultation gynécologique : elles racontaient ça à tout le monde pour faire genre « Et oui, nous on va bientôt b***** et pas vous les petit(e)s puceaux(elles) ». A vrai dire je m’en fichais, je ne pensais pas du tout au sexe à l’époque. J’espérais surtout qu’au lycée je pourrai enfin connaitre mon premier baiser et avoir une copine.

C’est fou le nombre de souvenirs enfouis qui remontent à la surface en faisant mon introspection. Je raconterai la suite demain et je ferai ultérieurement un article plus général sur mon adolescence (pas seulement le coté « historique amoureux »), cette période cruciale où tant de choses se jouent et seront déterminantes pour l’adulte que l’on deviendra.

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3 réflexions au sujet de « Historique amoureux partie 1 : enfance et collège »

  1. Robert de Saint-Loup

    Salut,
    C’est avec intérêt que j’ai lu ce premier billet, et que j’attends la suite.
    Je te complimente pour la qualité de ton écriture, j’espère que cet exercice t’aidera.
    Pour faire un premier commentaire, je trouve une jeunesse finalement assez ordinaire dans celle que tu décris. L’intérêt pour la sexualité dont tu parles chez tes jeunes contemporains existait autour de moi au même âge. Beaucoup des garçons que je fréquentais n’ont certainement pas eu de petite amie avant 18 ans voire au-delà. Bizarrement c’est en arrivant dans le supérieur que je me suis senti davantage anormal sur ce point.
    Enfin, tu parles peu de tes rapports avec les autres. Comment étais-tu perçu par les enfants, les jeunes adolescents que tu évoques? Pour ma part, j’ai eu très tôt le sentiment, renforcé par les adultes, que j’étais exceptionnel, ce qui n’a pas été pour faciliter mes relations avec les autres.

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    1. alone87 Auteur de l’article

      Salut cher ami et merci pour ton commentaire. La suite arrivera dans quelques heures, je n’ai pas encore eu le temps de m’y atteler aujourd’hui.

      Pour ce qui est du collège y’a rien de préoccupant au niveau amoureux dans le sens où je ne me sentais pas encore en décalage. Par contre de manière générale, en société, j’avais déjà des difficultés d’intégration. J’y reviendrai dans un autre article plus général consacré à mon adolescence. C’était déjà pareil pour l’enfance d’ailleurs.

      L’écriture de ce blog fait ressurgir tellement de souvenirs oubliés que je vois que j’ai déjà du mal à tenir mon plan (j’ai rédigé un plan pour mes 15 prochains articles pour rester cohérent) et que je pense à intercaler de nouveaux articles pour parler de choses auxquelles je ne pensais plus.

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  2. Robert de Saint-Loup

    J’ai écrit un peu vite, je voulais dire « En revanche, l’intérêt pour la sexualité dont tu parles chez tes jeunes contemporains existait peu autour de moi au même âge. »

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