Historique amoureux partie 3 : les études supérieures

En septembre 2005 je suis entré en classe prépa scientifique dans un énorme lycée. Je me disais que ça allait m’apporter de nouvelles opportunités de rencontrer des filles, du moins des filles dans d’autres filières, parce qu’en prépa scientifique il n’y en a pas beaucoup. Les filles devaient représenter dans les 40% de la promo de 1ère année je crois. La plupart d’entre elles avaient un copain à l’extérieur, quand aux autres elles s’intéressaient davantage aux études qu’aux garçons. De toute façon avec le rythme infernal de travail, on n’avait plus le temps de penser à l’amour.

Je me souviens d’une anecdote que j’avais entendu de la part des garçons qui avaient visité l’internat des filles : dans ce dernier, il y avait une fenêtre qui donnait sur une partie des douches de l’internat des garçons situé un peu plus bas dans un bâtiment juste à coté, et il était parfois possible de voir certains garçons se masturber sous la douche : les pauvres, c’était leur seul endroit d’intimité ! Parfois quand je passais à coté de l’internat des lycéennes, il m’arrivait de me demander si des filles pouvaient faire monter leur copain dans les chambres pour faire l’amour.

Bref, à part ces digressions anecdotiques, je ne pensais pas vraiment au sexe. J’ai commencé à prendre conscience de ma virginité « tardive » peu de temps avant mes 20 ans. C’était en février 2007, je sortais du bahut et j’étais en vacances donc je pouvais relâcher la pression et penser à autre chose qu’au travail. En voyant plusieurs couples s’embrasser dans les arrêts de bus, je me suis dit que je commençais à avoir un sérieux retard sur les autres, que je n’avais toujours rencontré personne et je me demandais où rencontrer des filles célibataires de mon âge. C’est en postant ces questions sur Doctissimo que j’ai découvert l’expression « virginité tardive » et que j’étais loin d’être seul, dans cette situation de solitude et de difficultés en société. J’ai par la suite passé beaucoup de temps sur docti à chaques vacances scolaires, j’aimais beaucoup ce forum, les gens avec qui je discutais et qui me donnaient l’impression de vivre ma vie par procuration.

Bref à l’issue de ma prépa j’ai décidé de me réorienter en fac de médecine. C’est un processus qui s’est fait progressivement tout au long de ma 2ème année, je ne me plaisait plus dans ce domaine et l’intérêt pour la médecine (que j’avais déjà un peu en terminale) s’est réveillé. Je ne vais pas entrer dans les détails ici.

En médecine, il y avait beaucoup plus de filles : au moins 60% des amphis, et peu de temps après la rentrée ça parlait déjà beaucoup de cul, de coups d’un soir, de garçons encore puceaux. Mais ça ne me faisait pas grand chose. Une anecdote en cours d’anatomie : lorsque le prof décrit l’hymen, il en profite pour glisser une boutade selon laquelle il ne doit plus rester beaucoup de filles vierges dans nos amphis à notre âge.

Je réussis le concours à la 2ème tentative, j’ai tous les choix donc je prends ce qui m’intéresse. Arrivé en 2ème année, je vois que la plupart des filles sont déjà casées avec des garçons qu’elles connaissent déjà depuis le lycée. Je les trouve prétentieuses à se la péter avec leurs relations sérieuses et le fait qu’elles vivent avec leur copain comme un vrai couple (je vous rassure, elles sont devenues plus humbles et très sympa par la suite). Je ne suis pas allé au Week-End d’Intégration (le fameux WEI commun aux 3 filières médicales) pour diverses raisons, notamment parce que je ne connaissais personne dans ma promo, j’avais peur de rester seul dans mon coin et j’avais un peu de mal à m’intégrer dans ma promo. On dit que le WEI est l’occasion idéale pour se dépuceler, avec plusieurs centaines d’étudiants délurés et bourrés et un énorme stock de capotes (et en effet chaque année, les histoires de cul croustillantes de couples surpris en pleine action, parfois dans des endroits insolites, font le tour de la fac). C’est là que j’ai loupé le coche de l’intégration.

Dans les années suivantes je n’ai pas eu plus d’opportunités de rencontrer des filles célibataires. Je reviendrai ultérieurement sur ma vie étudiante et mes rapports avec mes collègues dans un article plus général.

Depuis l’été 2006, j’ai commencé à fréquenter des sites de rencontre, en parallèle de mes études. Pour des soucis de clarté, je vais en parler dans l’article suivant.

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2 réflexions au sujet de « Historique amoureux partie 3 : les études supérieures »

  1. Robert de Saint-Loup

    Intéressant ce que tu écris sur la prise de conscience qui survient à un moment.
    Pour moi elle est survenue autour de mon entrée en prépa où j’ai découvert qu’on pouvait être bon à l’école et heureux en amour, contrairement à ce que j’avais cru. Il était aussi surprenant de voir qu’une grande partie des partenaires de mes camarades étaient extérieurs au lycée. Il est vrai aussi que l’atmosphère n’était pas à la romance, même si quelques couples se sont formés.
    Intéressant aussi ce que tu écris sur l’impression de vivre ta vie par procuration. J’ai l’impression qu’Internet est à la fois une chance et un handicap pour les vierges tardifs. Je n’avais pas Internet la semaine entre 1999 et 2003, en bénéficier m’aurait peut-être aidé à éviter quelques erreurs, même si je me rappelle avoir utilisé cet outil pour faire des recherches sur la virginité et la solitude et même avoir correspondu avec quelques jf.
    Enfin concernant l’anecdote que tu évoques en cours d’anatomie, je me souviens de nombre de remarques similaires, qui tendent à donner l’impression que nous évoluons dans un monde où tout le monde multiplie les expériences alors qu’il nous semble si difficile de n’en obtenir ne serait-ce qu’une.

    Répondre
    1. alone87 Auteur de l’article

      Je ne dirais pas qu’internet est est un handicap pour les VT. Je sais que si je n’avais pas eu d’ordinateur, de jeux-vidéo et d’internet durant mon adolescence, je me serais vraiment ennuyé et j’aurai déprimé.

      J’ai internet depuis juillet 1999 mais mon père est resté au bas-débit (33k puis 56k) jusqu’en décembre 2004 avec un forfait de 5h par mois, donc dans cette période je n’ai pas vraiment profité d’internet, j’étais dans « la précarité du net ». Quand j’ai enfin eu l’ADSL, je m’en suis surtout servi pour jouer mais je n’ai commencé à gouter à la richesse d’internet sans limites qu’en 2006.

      Je reviendrai plus tard sur la période dorée de Caramail chez les ados, que je n’ai pas connu au début des années 2000 à cause de mon forfait bas-débit de m****.

      Répondre

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