Archives mensuelles : septembre 2013

Le dépucelage avec une escort girl ?

Voilà encore un autre sujet qui revient souvent sur la table sur les forums sur lesquels on trouve des vierges tardifs. Je tiens à préciser d’emblée qu’à l’heure actuelle je n’envisage pas d’y avoir recours, néanmoins il arrive que cette idée ressurgisse dans mon esprit à certaines périodes quand je me sens seul et que j’ai une libido très élevée.

Il y a un siècle, le folklore disait que les pères de famille envoyaient leur fils se faire déniaiser dans une maison close pour en faire un homme. Je ne sais pas si ça se faisait aussi à la campagne, ça devait concerner davantage les citadins et je ne sait pas non plus quelle était la prévalence de cette pratique. La fermeture des maisons closes en 1948 puis des hôtels servant de bordels clandestins a du mettre un coup d’arrêt à cette pratique.

La première fois que j’ai entendu parler du dépucelage avec une prostituée c’était il y a environ 10 ans dans un Ca se discute consacré à la prostitution (suite à l’instauration de la loi sur le racolage passif). On y entendait un jeune homme rugbyman du sud-ouest dont l’équipe avait gagné un important tournoi régional et l’entraineur avait récompensé toute l’équipe en l’envoyant se faire dépuceler à 16 ans dans une maison close de La Jonquera, en Espagne juste à la frontière française. Le jeune homme avait apprécié et disait que là bas, la prostitution c’était « festif ». A cette époque, La Jonquera était pratiquement inconnue au niveau national. Depuis, toutes les chaines de télé ont fait des reportages sur ces maisons closes géantes fréquentées à 85% par des français. Dans certains reportages, des jeunes disent même que des lycéens ou étudiants de Montpellier n’hésitent pas à faire le trajet pour se dépuceler ou prendre leur pied. Certains expliquent même que c’est plus intéressant d’aller faire l’amour là bas tout en faisant le plein de carburant, de clopes et d’alcool peu taxés plutôt que de sortir dans les boites branchées des villes françaises, payer des verres à des nanas, se manger des rateaux et rentrer seul à la maison (la queue entre les jambes, si je puis me permettre ce jeu de mots 😉 )

Bref j’ai lu pas mal de témoignages de vierges tardifs s’étant dépucelés avec une escort-girl (et pas avec une prostituée de rue dans des conditions déplorables). Ils disaient que ça avait permis de les décoincer avec les femmes, de mettre fin à différentes pensées obsessionnelles les empêchant de les draguer et de découvrir ces sensations physiques. Ca avait été un véritable électrochoc qui avait déclenché de grands changements chez eux et dans les mois qui avaient suivi, ils avaient séduit pour la première fois une fille.

Avant de lire ces témoignages, je pensais déjà à cet électrochoc qui me décoincerait, et le fait d’avoir lu ça a davantage renforcé ma conviction. A l’approche de mon 26ème anniversaire, j’avais commencé à rechercher sur internet les escort girls de ma région, notamment des femmes quadragénaires qui seraient certainement plus compréhensives et plus douces. Je me disais qu’en plus de découvrir les sensations de serrer une femme dans mes bras, de faire l’amour, je pourrais lui confier mes difficultés à séduire et elle pourrait me dire ce qu’elle en pense (ça fait partie de ce qu’on appelle le social time ou la girlfriend experience dans le milieu).

Finalement je ne l’ai pas fait. J’ai posé la question sur divers forums et la plupart des gens qui m’ont répondu pensent que ça ne changerait rien pour moi, que ça serait la honte d’avouer à ma future copine que ma première fois était avec une prostituée et elle le prendrai surement mal. Et puis pourquoi devrais-je payer pour quelque chose que presque tous les hommes ont gratuitement et avec des sentiments dans bien des cas ?

Aujourd’hui ça n’est plus à l’ordre du jour mais si ma situation sentimentale ne s’améliorait pas dans les 1 à 2 ans à venir, je reconsidérerais peut-être mon point de vue.

Voici un lien vers un article d’un type donc l’oncle l’a envoyé se faire dépuceler à 16 ans par une prostituée. Il a mal vécu cette expérience parce que ça s’est fait à l’improviste, sans désir  http://www.vice.com/fr/read/l-histoire-du-mec-qui-sest-fait-depuceler-par-une-pute/?utm_source=vicefbfr

Dans l’ensemble j’ai lu bien plus de témoignages positifs que négatifs sur le dépucelage tarifé mais celui là m’avais étonné.

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Faut-il révéler sa virginité tardive ?

Voilà la question qui taraude tant de personnes dans ma situation. Et bien ça dépend des circonstances.

Certains ont peut-être connu ces discussions embarrassantes avec des amis ou au travail où on leur demande s’ils ont une copine et depuis quand ils n’ont pas fait l’amour. S’ils ne répondent pas ou répondent de manière vague, on les taquine en leur demandant s’ils ont déjà fait l’amour : s’ils répondent, ils seront grillés et le fait de ne pas répondre suffit aussi à se faire griller. Heureusement on ne m’a jamais posé ce genre de questions  en public. Mes collègues savent que je suis célibataire mais ne posent pas davantage de questions. Comme je suis très discret sur ma vie privée, ça ne les incite pas à creuser davantage. J’ai juste eu une petite réflexion d’un collègue âgé qui, en sachant que j’étais célibataire depuis longtemps, a dit que je devrais me payer une pute, ça me ferait du bien. J’ai pris ça à la rigolade et les autres aussi (d’autant que ce collègue est un vieux garçon et tourne sa situation en dérision).

Cependant si on m’avait posé des questions plus insistantes, j’aurai sorti une histoire bidon mais suffisamment crédible à propos d’une amie qui s’était rapprochée de moi il y a quelques années et avec qui j’aurai pu prétendre avoir couché 1 ou 2 fois (en réalité il ne se serait rien passé parce qu’elle est lesbienne). Cette amie là avait des problèmes psychologiques à l’époque donc ça fait un bon alibi pour simuler une rupture d’une relation courte. Comme je la connais suffisamment bien, je peux sortir suffisamment de détails pour broder une histoire convaincante. J’ai utilisé des éléments de cette histoire bidon pour expliquer à une fille rencontrée sur Adopteunmec la raison pour laquelle je n’avais pas eu de relation depuis des années (en fait, jamais) et c’est passé comme une lettre à la poste.

J’aimerais bien avoir une confidente pour lui parler de ma situation, de lui demander ce qu’en pensent les filles. L’amie dont j’ai parlé ci-dessus m’avait confié ses problèmes psychologiques quand elle avait été hospitalisée en psychiatrie pour une dépression sévère. Elle pourrait être digne de confiance si je me confiais à elle mais je n’ai presque plus de contact avec elle depuis qu’elle est partie à Paris il y a quelques années pour donc je me verrais mal mettre ce sujet sur le tapis au détour d’une conversation anodine, à moins qu’elle décide de me parler de sa vie amoureuse. Par contre sa mère discute de temps à autres avec ma mère et je n’aimerais pas que mes confidences fuitent car elle se confie beaucoup à sa mère. De toute façon elle a l’air de s’épanouir dans la communauté artistique branchée parisienne, je ne vais pas l’embêter avec mes problèmes de petit provincial coincé du cul.

J’aurais aimé avoir une sœur aussi, je pense qu’elle se serait inquiétée de me voir encore célibataire et aurait pu m’apprendre beaucoup de choses sur la séduction, les filles… et m’en présenter 😉

On en vient au cœur du problème, à savoir s’il faut l’avouer à notre partenaire la première fois. Il y a quelques années j’aurais dit non surtout pas, parce que j’aurais eu peur que la fille me quitte en pensant que si je suis encore vierge à mon âge c’est que personne n’a voulu de moi, qu’il y a un vice caché ou bien qu’elle ne voudrait pas « passer du temps à faire l’éducation d’un puceau » (encore que le sexe doit être intuitif et je ne pense pas qu’il faille un entrainement, l’essentiel étant de le faire avec amour). En fréquentant des forums, je me suis rendu compte qu’il y avait bien plus de vierges tardifs que je ne le pensais et que les filles semblent être bien plus compréhensives et ne largueraient pas un garçon auxquelles elles tiennent pour ce motif. Elles pourraient même être touchées par ce « cadeau ». Certaines disent par contre qu’elles auraient du mal à accepter que le garçon vierge mente par omission la 1ère fois en ne disant pas qu’il ne l’a jamais fait.

Bref je pense aujourd’hui que je ne devrai pas le dire tant que la relation n’a pas atteint un certain stade de confiance et d’intimité. Mais si la relation devient plus intime et que la fille tient à moi, je pense que je lui dirais quand même et j’espère qu’elle en sera touchée.

Par contre si c’est un coup d’un soir (hautement improbable pour moi mais sait-on jamais) il vaut mieux ne rien dire et dans le pire des cas, passer pour un mauvais coup.

Vous vous souvenez de l’article de Madmoizelle sur la fille qui a perdu sa virginité à 22 ans : elle n’avait rien dit à son coup d’un soir et ne le regrette absolument pas. Voici un autre témoignage d’un site différent mais où la fille regrette de n’avoir rien dit : http://www.emandlo.com/2012/05/confession-i-lied-about-being-a-virgin/

Timidité amoureuse et abstinence involontaire

Suite aux commentaires pertinents de mon précédent article, j’ai décidé de rédiger un article qui s’intéresse aux causes sociologiques de la timidité amoureuse et de l’abstinence sexuelle involontaire à l’âge adulte.

Le psychologue américain Abraham Maslow a défini la pyramide des besoins humains éponyme (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow, lisez l’article en anglais, c’est mieux) dans laquelle on apprend que la sexualité fait partie des besoins physiologiques de l’individu, au même titre que la faim, la soif, la respiration et les fonctions d’élimination. Elle montre aussi que le besoin d’appartenance et d’amour est relativement haut placé et est nécessaire pour avoir une vie accomplie. Dès lors, il n’est pas étonnant qu’une vie amoureuse inexistante et une sexualité solitaire mènent à la dépression. Certains psychologues ont donc étudié les causes de cette vie amoureuse et sexuelle insatisfaisante. Cet article n’a pas pour vocation d’être exhaustif sur ce phénomène, juste de vous présenter 2 sources d’inspiration pour ce blog.

En faisant des recherches sur la virginité tardive en anglais, je suis tombé par hasard sur un article du Journal of Sex Research de 2001 intitulé « Celibacy : a life course analysis » rédigé par des psychologues de la Georgia State University. Il s’attache à étudier les causes et conséquences de l’absence de relation amoureuse et/ou de l’abstinence sexuelle involontaire au cours de la vie. Les auteurs sont partis du constat que ce domaine avait été entrevu par de précédentes études sur la sexualité mais jamais pleinement investigué. Ils indiquent que les sociétés occidentales ont un modèle dans lequel les premiers flirts, la découverte de la sexualité, les relations de longue durée et le mariage se déroulent selon une séquence linéaire à des tranches d’âge bien définies et font office de rites de passage. Forcément les gens qui se trouvent en décalage avec cette norme se mettent à complexer et éprouvent davantage de difficultés dans leur vie sociale, ce qui diminue encore la possibilité de rencontrer un partenaire, en particulier s’ils pensent que leur partenaire sera forcément bien plus expérimenté qu’eux. L’abstinence involontaire ou la virginité tardive résultent d’une combinaison d’évènements durant l’adolescence et la jeunesse.

Ils se sont donc demandé quels sont les facteurs qui inhibent la transition vers l’activité sexuelle, à quel moment et de quelle manière les abstinents involontaires se trouvent en décalage par rapport aux autres et quels facteurs les maintiennent en décalage et inhibent la découverte et la poursuite de relations sexuelles.

Ils ont inclus 82 personnes recrutées via internet à la toute fin des années 90, la plupart étant des gens diplômés de l’enseignement supérieur. 80% étaient des hommes. Certains étaient mariés mais n’avait pas de relations sexuelles. Ils reconnaissent que leur échantillon n’est pas représentatif. Ils leur ont fait répondre à un volumineux questionnaire.

1/3 étaient des vierges tardifs, les autres ayant déjà eu des rapports mais ensuite aucune activité sexuelle depuis un bon moment. 91% des vierges tardifs (VT) et 52% des célibataires endurcis ne sont jamais sorti avec quelqu’un à l’adolescence. Leur sexualité adolescente était uniquement masturbatoire. Seuls 29% des VT ont ultérieurement expérimenté leur premier baiser ou des préliminaires. Certains célibataires de longue durée ont eu des rapports à un âge normal mais n’ont pas été satisfait des conditions. Les données montrent que l’absence de séduction et de relations amoureuses à l’adolescence sont le premier facteur menant à une vie amoureuse et sexuelle insatisfaisante. Cela renforce ma thèse selon laquelle la séduction et les compétences sociales s’acquièrent de manière intuitive pendant l’adolescence.

Le sentiment de retard anormal des vierges tardifs sur les autres apparait à l’approche des 25 ans. Parmi les célibataires endurcis non-vierges, 20% ont eu recours à des prostituées.

A l’âge adulte, la timidité est le principal facteur responsable de l’absence de relations amoureuses. 40% des vierges tardifs mentionnent également un manque de compétences sociales (difficultés à se faire des amis…). L’image corporelle négative entre également en ligne de compte : les individus qui ne s’aiment pas évitent les situations sociales et réduisent les opportunités de rencontres. Les femmes vierges tardives mentionnent en priorité leur surpoids alors que les hommes mentionnent leur poids insuffisant. Le manque d’activités de loisir et le travail dans un milieu exclusivement masculin ou féminin renforcent leur isolement social et leur manque d’opportunités de rencontres.

Leur abstinence ou inexpérience sexuelle engendre une insatisfaction, de la frustration ou de la colère. Mais le plus préoccupant pour eux est l’absence d’amour. Ils pensent être passés à coté de leur jeunesse et qu’un processus a « calé » durant leur adolescence. Ils pensent qu’ils n’arriveront pas à rattraper les autres, qu’ils sont encore coincés « dans la cour de récré ». Cette frustration diminue encore leur confiance en eux donc leur attractivité et leur pouvoir de séduction, bref c’est un cercle vicieux. Les hommes et femmes se sentent pris au piège des conventions sociales (les hommes doivent faire le premier pas et les femmes doivent rester passives). A cette époque déjà, les vierges tardifs utilisaient internet pour se rassurer et vivre une certaine vie sociale par procuration.

Les auteurs soulignent la nécessité d’études supplémentaires et que tant que la virginité tardive restera aussi peu explorée, elle restera un sujet tabou et des gens continueront d’en souffrir.

Voici l’article complet : http://www.scribd.com/doc/23792587/Involuntary-Celibacy-A-Life-Course-Analysis

Je voulais également aborder le concept de timidité amoureuse (love shyness) définit par le psychologue américain Brian Gilmartin en 1987. Il s’agit d’une forme de trouble anxieux social ou bien de trouble de la personnalité évitante circonscrit au domaine amoureux. Gilmartin a abondamment étudié le phénomène et rédigé un livre, qui est souvent évoqué sur les sites de langue anglaise abordant la virginité tardive. Ce concept ne fait pas consensus et n’est pas reconnu par le DSM-V (la bible de la psychiatrie américaine) ni par la Classification In ternationale des Maladies CIM-10. Néanmoins il mérite notre attention.

Voici l’article français sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Timidit%C3%A9_amoureuse. Si vous maitrisez l’anglais, je vous conseille de lire la version anglaise de l’article, bien plus complète, comme toujours. Je ne détaillerai pas le concept, ça reprend ce que j’ai déjà dit.

L’auteur Jean-Paul Benglia reprend aussi ce concept dans son livre (j’en parlerai ultérieurement).

Voila, si vous avez eu le courage de lire ce pavé (ou pas), je tenais à vous dire que mes prochains articles parleront à nouveau de moi et seront bien plus abordables que celui-ci.

Statistiques sur la virginité tardive

J’ai toujours été intéressé par les statistiques se rapportant à la sexualité et je connais depuis longtemps ceux du premier baiser (14,1 ans pour les filles et 13,6 ans pour les garçons) et du premier rapport sexuel (17,6 ans pour les filles et 17,2 ans pour les garçons) en France.

J’ai commencé à me poser des questions sur les statistiques de la virginité tardive il y a un peu plus d’un an, à un moment où je me demandais à quel point les vierges tardifs étaient isolés dans la société. J’ai alors passé beaucoup de temps sur des forums à lire des topics sur l’âge du premier rapport sexuel (ça revient souvent sur les forums liés au sexe, à la santé ou des forums féminins) et à rechercher des études de santé publique sur la sexualité (notamment la grosse enquête nationale de 2006 sur la sexualité des français). Les autorités de santé régionales et nationales font régulièrement des enquêtes sur la sexualité des jeunes pour ajuster leur politique de prévention, et on y trouve des chiffres et des graphiques très intéressants.

Voici plusieurs graphiques de la prévalence du premier rapport sexuel en fonction de l’âge :

Image

Ces graphes montrent bien un accroissement constant du passage à l’acte de 15 à 20 ans, avec notamment l’age moyen du premier rapport sexuel autour de 17 ans et demi,  mais une inflexion de la courbe à 20 ans. On constate qu’à cet âge, la grande majorité des gens ont déjà fait l’amour et l’accroissement plus faible au delà correspond aux personnes découvrant « la bête à 2 dos » plus tardivement. Finalement les courbes montrent ce que je pensais, à savoir qu’à partir de 20 ans on commence à entrer dans l’âge de la virginité tardive.

Le Dr Catherine Solano indique dans un article de février 2013 qu’à 24 ans, 11% des hommes et 16% des femmes sont encore vierges. D’autres sources (article de Top Santé en 2005, statistiques de la grande enquête sur la sexualité des français de 2006…) indiqueraient qu’à 25 ans, 7% des hommes et 13% des femmes sont encore vierges. Ces chiffres sont rassurants, je pensais qu’à mon âge on était beaucoup moins nombreux dans cette situation.

On apprend aussi que tout âge confondu au delà de 18 ans, 2% de la population n’a jamais eu de rapports sexuels. Combien d’entre eux ne connaitront jamais ce plaisir ?

J’ai lu tous les commentaires sur le forum du site Madmoizelle à propos des articles dont j’avais posté les liens dans mon dernier topic (19 pages de réponses pour la fille et 3 pages pour le garçon !) et j’ai constaté que les filles étaient sensibles et compatissantes concernant le garçon, qu’elles ne le largueraient pas s’il leur avouait sa virginité, mais surtout j’ai vu qu’il y avait beaucoup de filles encore vierges de 21 à 25 ans voire plus qui témoignaient de leur situation, des raisons qui les avaient conduites à cette virginité tardive et de la façon dont elles la vivaient.

Finalement les vierges tardifs ne sont pas si rares que ça. A 26 ans, une fille sera certainement plus compréhensive sur la virginité de son partenaire et sera peut-être touchée par cette révélation.

Je vous met quelques liens intéressants en rapport avec la virginité tardive :

http://www.doctornerdlove.com/2013/01/20-30-40-year-virgin/

http://jezebel.com/5963724/the-new-sex-trend-losing-your-v+card-in-your-twenties

http://sexuality.about.com/od/sexualhealthqanda/a/How-Many-College-Students-Are-Virgins.htm

http://forum.aufeminin.com/forum/premierefois/__f975_premierefois-Beaucoup-de-garcons-sont-ils-encore-puceaux-apres-20-ans.html

http://www.rue89.com/rue69/2009/04/15/29-ans-et-toujours-puceau-le-calvaire-de-marc

http://www.femina.fr/Sexo/Sexualite/Virginite-tardive-ils-temoignent/Bruno-21-ans

http://23ansettoujourspuceau.wordpress.com/

http://themodernsavage.com/2008/09/30/the-dilemmas-of-male-virgins/

PS : voici le nouvel article que j’ai rédigé et qui rajoute de nouvelles données à celui-ci : https://confessionsjhinexpenamour.wordpress.com/2013/10/21/nouvelle-etude-statistique-sur-la-sexualite-des-jeunes-generation-youporn-mythe-ou-realite/

Ma virginité tardive

Je n’ai commencé à penser à ma virginité que peu avant mon vingtième anniversaire. Mais à ce moment là c’était déjà le fait de ne jamais être sorti avec une fille qui me préoccupait avant tout. Je me disais quand même qu’à 20 ans ça commence à être tardif.

Il n’y a pas vraiment de critères pour décréter qu’une virginité est tardive : certains pensent que c’est à 20 ans, d’autres à 25 ans. Je crois surtout qu’elle est tardive à partir du moment où l’on se considère comme tel.

J’ai alors passé énormément de temps sur internet à en parler pour savoir si je n’étais pas le seul dans cette situation, pour me rassurer et essayer de comprendre pourquoi j’en suis arrivé là. J’ai d’abord passé du temps sur Doctissimo : je n’y parlais pas que de ça d’ailleurs et ça me donnait l’impression de vivre ma vie sociale par procuration à défaut d’avoir de vrais amis à retrouver pour discuter.

Puis vers 2010-2011 je suis devenu obsédé par ma virginité tardive, j’ai fait des tas de recherches sur Google du type « jamais fait l’amour à 23 ans » , « jamais embrassé une fille à 23 ans », puis les mêmes recherches en anglais pour avoir davantage de résultats pertinents. J’ai hanté le net avec ces recherches. Je me disais que j’avais raté mon adolescence, que c’était irréversible et que je gâchais ma jeunesse, qu’à mon âge j’avais encore la maturité amoureuse d’un ado de 15 ans, que je n’étais pas encore un vrai homme, que je me sentais déjà vieux sans avoir profité de ma jeunesse et que j’espérais faire plus tard un méga-crise de la quarantaine à la Californication ou Nip/Tuck pour rattraper toutes ces années de sexe et de fête perdues. Je me disais aussi que si une jeune femme apprenait que j’étais encore puceau, elle penserait que c’est parce qu’aucune autre fille ne m’a choisi parce qu’il y a un « vice caché », que je pourrais être un pervers en puissance. Bref j’étais dans la spirale infernale de la dévalorisation.

Puis je me suis inscrit sur le forum « Virginité tardive »  (http://forum.virginite-tardive.fr/) lors du réveillon du nouvel an 2011 (forum que je connaissais à sa création en 2007 mais dont j’avais fini par oublier l’existence) sur lequel j’ai abondamment participé et j’ai progressivement cessé d’avoir un état d’esprit aussi négatif.

Aujourd’hui j’ai une vision plus apaisée de ma virginité tardive. Je pense que si je suis encore vierge c’est parce qu’à l’adolescence, n’ayant pas profité de sorties et soirées, je n’ai pas pu assimiler inconsciemment les processus de socialisation et de séduction donc je me retrouve aujourd’hui avec un manque de compétences sociales. Il y a aussi ma timidité, qui s’est néanmoins atténuée avec le temps. Et enfin il y a l’isolement social induit par mes études très prenantes et surtout par mon comportement fuyant avec les gens en société, que l’on pourrait qualifier de « trouble de la personnalité évitante », entrainant un manque d’opportunités de sortir et de rencontrer des filles célibataires.

Je ne me sens pas vraiment victime de la pression sociale en étant vierge tardif puisque personne dans mon entourage familial, amical ou professionnel ne le sait. Ma famille proche doit quand même s’en douter puisqu’ils ne m’ont jamais vu ramener une copine à la maison et ils savent que je suis coincé. Quand à mes collègues de promo, je suis extrêmement discret sur ma vie privée, tout juste savent-ils que je suis célibataire.

Ce qui me manque le plus est le manque d’amour et de tendresse, le fait de n’être jamais sorti avec une fille, le manque de sexe a moins d’importance.

Depuis quelques mois je me demande sans cesse quelles sensations ressent-on lors d’un baiser avec la langue ou lors d’un rapport sexuel vaginal. J’ai fait beaucoup de recherches en français et en anglais sur ce thème mais je n’ai trouvé en majorité que des descriptions plutôt vagues. Alors j’ai posé mes questions plus précises sur des forums et j’ai obtenu des réponses très intéressantes. Néanmoins cette curiosité sans fin m’a fait envisager à plusieurs reprises d’avoir recours à une escort-girl pour me dépuceler et enfin connaitre ces sensations que l’on ressent en caressant et serrant le corps d’une femme, en l’embrassant (si l’escort le fait) et en la pénétrant vaginalement. Je me suis dit que le fait de franchir le pas me permettrait de ne plus être obsédé par ces questionnements sans fin et me décoincerait avec les femmes, me donnerait plus d’assurance pour draguer. J’ai lu des témoignages de jeunes hommes qui l’ont fait et à qui ce dépucelage a été un véritable électrochoc les décoinçant avec les femmes. De mon côté, un certain nombre de personnes sur plusieurs forums m’ont conseillé de ne pas le faire parce que ça ne résoudrait rien (je reviendrait sur ce thème du dépucelage par des prostituées plus tard). Actuellement je n’ai plus l’intention d’avoir recours à cette solution prochainement. Mais j’espère avoir rapidement l’occasion de ressentir ces sensations dans le cadre d’une vraie relation amoureuse.

Je vous met 2 liens vers 2 articles que j’ai beaucoup aimé du site Madmoizelle, qui sont le témoignage d’un jeune homme encore vierge à 25 ans (http://www.madmoizelle.com/interview-vierge-25-ans-107601) et d’une jeune fille qui a perdu sa virginité tardivement à 22 ans (http://www.madmoizelle.com/vierge-22-ans-95142). Enjoy 😉