Archives mensuelles : janvier 2015

L’amour pendant les règles

Dans nos sociétés occidentales persistent encore de nombreux tabous concernant les règles : elles sont considérées à tort comme « sales », les femmes peuvent se sentir stigmatisées et c’est un sujet délicat, rarement abordé de manière franche dans la société (cf les pubs télé pour les produits d’hygiène féminine : le liquide bleu symbolisant pudiquement le flux menstruel, les pubs présentant les règles comme un « cadeau empoisonné » de « Mère nature » qu’il faudrait « déjouer »…). Le sexe pendant les règles apparait alors encore plus tabou.

J’ai essayé l’amour pendant les règles : c’était un de mes fantasmes mais au début ma copine n’était pas très enthousiaste parce qu’elle ne se sentait pas désirable (« pas baisable » selon ses propres termes) à cette période et elle avait peur de mettre du sang partout.

Finalement, un jour de règles, lors de préliminaires très poussés, l’excitation était tellement forte qu’elle a voulu essayer (sans capote en plus, oui c’est pas bien car elle n’était pas sous contraception à ce moment là…). Et bien on a beaucoup aimé ! Ca glisse bien, on a pris beaucoup de plaisir et ça n’est pas sale : il y a un peu de sang sur notre sexe, parfois un peu sur notre pubis et éventuellement sur la face interne des cuisses, mais ça ne coule pas partout, c’est vraiment minime. Ça ne sent pas mauvais non plus (enfin je n’ai pas encore osé lui faire de cuni en cette période…). On a juste à prévoir une petite toilette intime externe après avoir retiré son tampon avant le rapport, un mouchoir ou une serviette sous ses fesses en missionnaire (en Andromaque ou en levrette,  on n’a pas eu besoin de serviette). A la fin on s’essuie avec des lingettes et elle met un nouveau tampon ainsi que sa « culotte spéciale règles » garnie d’un protège slip par précaution. Si jamais les draps sont un peu tachés, on les change le lendemain.

A ceux qui trouveraient ça sale, c’est juste un petit peu de sang et des débris liquéfiés de muqueuse utérine, ça contient la même flore bactérienne que celle du vagin en dehors des règles (pour le sang « frais », pas celui qui a macéré dans un tampon pendant des heures). Et puis en tant que partenaires sexuels, on s’échange bien déjà nos fluides corporels en dehors des règles, donc ce n’est pas un peu de sang qui va changer la donne. Les règles c’est naturel ^^ Enfin le plaisir sexuel réduit les crampes utérines et diminue les douleurs menstruelles survenant chez certaines femmes. Il y a aussi la satisfaction d’avoir franchi ce qui est encore trop souvent considéré comme un des plus grands tabous sexuels dans notre société. Maintenant elle est sous contraception et on ne se prive plus, les règles sont une semaine comme une autre ^^

Après chaque rapport (donc aussi en dehors des règles), lors du retrait, une bonne partie du sperme coule en dehors du vagin. C’est normal mais ça n’est pas immédiat. A chaque fois, ma copine serre les cuisses et s’empresse d’attraper une lingette pour tout essuyer avant que ça ne coule puis attends 1 minute que tout l’excédent soit ressorti. Ce petit rituel me fait sourire. Malgré cela il y a toujours des traces de sperme sur les draps (parce qu’on dort nus après le rapport) et ça nous amuse, ça nous rappelle la ou les folles nuits précédentes ^^

Un an après !

Bonsoir, je reviens et je reprends l’écriture pratiquement 1 an après mon dernier article. Cette année passée a été très intense au niveau des études et du travail, à tel point que je n’ai pas eu le temps de continuer la rédaction de mon blog. Les week-ends, je les passais soit à réviser, soit regarder ce que j’avais raté à la télé durant la semaine, soit (et surtout) je passais du temps avec ma copine. Je n’éprouvais plus tellement l’envie d’écrire non plus car ces préoccupations sur la virginité tardive me semblaient lointaines maintenant que je file le parfait amour et que j’ai une vie sexuelle relativement épanouie. Je ne ressasse plus mon passé, mon adolescence « ratée » ou autre, je vis désormais au présent et me projette dans l’avenir.

Au niveau des études et de mon travail : j’ai fini le gros de mes études. Depuis quelques temps, j’ai commencé à travailler sur ma thèse de doctorat pour obtenir le diplôme. Et en parallèle, j’ai eu l’opportunité de travailler à plein temps dans un cabinet médical pendant 2 mois et demi : c’était très dur, je faisais des heures à rallonge, mais ça a été très instructif. Maintenant je retourne à plein temps dans mon travail de thèse et j’ai davantage de temps à moi.

Au niveau sentimental, la relation avec ma copine se poursuit harmonieusement, on file le parfait amour, on parle de s’installer quand on aura les moyens, on parle aussi de bébé mais pas avant 2 ou 3 ans au moins. Je suis très bien intégré dans ma belle-famille, je fais quasiment partie de la maison. Je suis allé en vacances avec ma copine cet été et avec toute ma belle famille pour Noël. Ma copine est venue plusieurs fois chez moi mais je n’ai pas encore eu l’occasion de la présenter à ma famille élargie (cousin(e)s, grands-parents, oncles et tantes…). Je suis très souvent invité chez ma belle-famille, et comme ma copine a un lit 2 places alors que je n’ai qu’un lit individuel, on ne dort ensemble que chez ses parents (oui elle vit encore chez ses parents pour l’instant).

Au niveau sexuel, ça va faire 13 mois que j’ai perdu ma virginité. On a utilisé les préservatifs pendant 10 mois et maintenant elle a un stérilet donc on peut enfin faire l’amour sans préservatif à chaque fois (je l’avais déjà fait sans capotes à quelques reprises avant son stérilet, en période pré-menstruelle ou pendant les règles, mais maintenant on peut se laisser aller ^^). C’est infiniment mieux, les sensations sont nettement supérieures, ça glisse plus facilement, c’est plus chaud et humide, c’est tellement plus naturel et puis la sensation d’éjaculer dans le vagin est fantastique, c’est comme fusionner avec le corps de l’autre. D’ailleurs elle sent le sperme qui jaillit dans son vagin et sa chaleur, pas seulement les contractions éjaculatoires du pénis et du périnée. On fait l’amour en moyenne une fois par semaine (durant notre week-end quand on se voit), parfois plusieurs fois dans la même journée, et tous les jours quand on est en vacances. Avant j’arrivais à supporter une semaine sans sexe, mais maintenant le manque se fait nettement sentir au bout de 3 jours. Ma copine est très demandeuse, comme moi ^^

J’ai pratiqué le cunnilingus, la fellation, le missionnaire, l’Andromaque (ou la cavalière), la levrette, les cuillères et une variante du missionnaire où elle lève ses cuisses au plus haut et mets ses jambes sur mes épaules pour une pénétration ultra-profonde. J’aime tout particulièrement l’Andromaque, la sensation d’être dominé, qu’elle s’occupe de moi, je maitrise mieux mon excitation et je la pénètre plus profondément.

Néanmoins j’ai toujours ce problème de phimosis : mon prépuce s’est nettement assoupli, surtout depuis qu’on le fait sans préservatif, mais ça tiraille encore souvent en début de rapport, surtout si mon prépuce n’a pas été assoupli par la chaleur. On est souvent obligés d’utiliser du lubrifiant : la pénétration est nettement plus facile. Mais j’ai aussi fréquemment des problèmes d’éjaculation précoce depuis qu’on le fait sans capote. Si on le fait sans lubrifiant, la pénétration va tirailler mon prépuce au début puis ça ira mieux quand mon prépuce se rétracte derrière le gland, mais ça tracte tellement sur le frein et le gland que ça amoindrit mes sensations et paradoxalement j’ai souvent une éjaculation précoce (à cause de la stimulation extrême du frein). A l’inverse, un excès de lubrifiant rend la pénétration tellement glissante que j’éjacule très vite. Le mieux étant que je ramollisse mon prépuce avec une douche chaude ou bien une courte fellation, et là ça se passe bien sans lubrifiant. J’ai remarqué la dernière fois qu’en faisant des va-et-vient lents, sans lubrifiant, en missionnaire pendant les premières minutes, mon prépuce s’assouplit et coulisse plus facilement derrière le gland, ce qui me procure de meilleures sensations et me permet de durer beaucoup plus longtemps, comme à l’époque où on utilisait encore les capotes. Je n’ai toujours pas pris le temps de consulter un spécialiste pour ce problème…Comme on dit, c’est souvent le cordonnier le plus mal chaussé.

J’ai aussi essayé l’amour pendant les règles : c’est une expérience inhabituelle qui nous a beaucoup plus et j’y reviendrai dans le prochain article. Je ferai ensuite un article à propos de ma collaboration avec une journaliste de Libération qui a rédigé un article sur la virginité tardive en mi-octobre et dont je n’ai pas eu le temps d’en parler à ce moment là car je débutais mon remplacement au cabinet médical.

Je ne raconte pas toute ma vie sexuelle en détails pour faire baver ceux qui sont encore vierges et frimer. Je le fais conformément à ce que j’avais dit au début, pour vous faire découvrir en détail ma découverte de ces choses là et des sensations qui y sont associées, et pour répondre à toutes les questions que je me posais quand j’étais encore vierge tardif.