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Un an après !

Bonsoir, je reviens et je reprends l’écriture pratiquement 1 an après mon dernier article. Cette année passée a été très intense au niveau des études et du travail, à tel point que je n’ai pas eu le temps de continuer la rédaction de mon blog. Les week-ends, je les passais soit à réviser, soit regarder ce que j’avais raté à la télé durant la semaine, soit (et surtout) je passais du temps avec ma copine. Je n’éprouvais plus tellement l’envie d’écrire non plus car ces préoccupations sur la virginité tardive me semblaient lointaines maintenant que je file le parfait amour et que j’ai une vie sexuelle relativement épanouie. Je ne ressasse plus mon passé, mon adolescence « ratée » ou autre, je vis désormais au présent et me projette dans l’avenir.

Au niveau des études et de mon travail : j’ai fini le gros de mes études. Depuis quelques temps, j’ai commencé à travailler sur ma thèse de doctorat pour obtenir le diplôme. Et en parallèle, j’ai eu l’opportunité de travailler à plein temps dans un cabinet médical pendant 2 mois et demi : c’était très dur, je faisais des heures à rallonge, mais ça a été très instructif. Maintenant je retourne à plein temps dans mon travail de thèse et j’ai davantage de temps à moi.

Au niveau sentimental, la relation avec ma copine se poursuit harmonieusement, on file le parfait amour, on parle de s’installer quand on aura les moyens, on parle aussi de bébé mais pas avant 2 ou 3 ans au moins. Je suis très bien intégré dans ma belle-famille, je fais quasiment partie de la maison. Je suis allé en vacances avec ma copine cet été et avec toute ma belle famille pour Noël. Ma copine est venue plusieurs fois chez moi mais je n’ai pas encore eu l’occasion de la présenter à ma famille élargie (cousin(e)s, grands-parents, oncles et tantes…). Je suis très souvent invité chez ma belle-famille, et comme ma copine a un lit 2 places alors que je n’ai qu’un lit individuel, on ne dort ensemble que chez ses parents (oui elle vit encore chez ses parents pour l’instant).

Au niveau sexuel, ça va faire 13 mois que j’ai perdu ma virginité. On a utilisé les préservatifs pendant 10 mois et maintenant elle a un stérilet donc on peut enfin faire l’amour sans préservatif à chaque fois (je l’avais déjà fait sans capotes à quelques reprises avant son stérilet, en période pré-menstruelle ou pendant les règles, mais maintenant on peut se laisser aller ^^). C’est infiniment mieux, les sensations sont nettement supérieures, ça glisse plus facilement, c’est plus chaud et humide, c’est tellement plus naturel et puis la sensation d’éjaculer dans le vagin est fantastique, c’est comme fusionner avec le corps de l’autre. D’ailleurs elle sent le sperme qui jaillit dans son vagin et sa chaleur, pas seulement les contractions éjaculatoires du pénis et du périnée. On fait l’amour en moyenne une fois par semaine (durant notre week-end quand on se voit), parfois plusieurs fois dans la même journée, et tous les jours quand on est en vacances. Avant j’arrivais à supporter une semaine sans sexe, mais maintenant le manque se fait nettement sentir au bout de 3 jours. Ma copine est très demandeuse, comme moi ^^

J’ai pratiqué le cunnilingus, la fellation, le missionnaire, l’Andromaque (ou la cavalière), la levrette, les cuillères et une variante du missionnaire où elle lève ses cuisses au plus haut et mets ses jambes sur mes épaules pour une pénétration ultra-profonde. J’aime tout particulièrement l’Andromaque, la sensation d’être dominé, qu’elle s’occupe de moi, je maitrise mieux mon excitation et je la pénètre plus profondément.

Néanmoins j’ai toujours ce problème de phimosis : mon prépuce s’est nettement assoupli, surtout depuis qu’on le fait sans préservatif, mais ça tiraille encore souvent en début de rapport, surtout si mon prépuce n’a pas été assoupli par la chaleur. On est souvent obligés d’utiliser du lubrifiant : la pénétration est nettement plus facile. Mais j’ai aussi fréquemment des problèmes d’éjaculation précoce depuis qu’on le fait sans capote. Si on le fait sans lubrifiant, la pénétration va tirailler mon prépuce au début puis ça ira mieux quand mon prépuce se rétracte derrière le gland, mais ça tracte tellement sur le frein et le gland que ça amoindrit mes sensations et paradoxalement j’ai souvent une éjaculation précoce (à cause de la stimulation extrême du frein). A l’inverse, un excès de lubrifiant rend la pénétration tellement glissante que j’éjacule très vite. Le mieux étant que je ramollisse mon prépuce avec une douche chaude ou bien une courte fellation, et là ça se passe bien sans lubrifiant. J’ai remarqué la dernière fois qu’en faisant des va-et-vient lents, sans lubrifiant, en missionnaire pendant les premières minutes, mon prépuce s’assouplit et coulisse plus facilement derrière le gland, ce qui me procure de meilleures sensations et me permet de durer beaucoup plus longtemps, comme à l’époque où on utilisait encore les capotes. Je n’ai toujours pas pris le temps de consulter un spécialiste pour ce problème…Comme on dit, c’est souvent le cordonnier le plus mal chaussé.

J’ai aussi essayé l’amour pendant les règles : c’est une expérience inhabituelle qui nous a beaucoup plus et j’y reviendrai dans le prochain article. Je ferai ensuite un article à propos de ma collaboration avec une journaliste de Libération qui a rédigé un article sur la virginité tardive en mi-octobre et dont je n’ai pas eu le temps d’en parler à ce moment là car je débutais mon remplacement au cabinet médical.

Je ne raconte pas toute ma vie sexuelle en détails pour faire baver ceux qui sont encore vierges et frimer. Je le fais conformément à ce que j’avais dit au début, pour vous faire découvrir en détail ma découverte de ces choses là et des sensations qui y sont associées, et pour répondre à toutes les questions que je me posais quand j’étais encore vierge tardif.

Ma première nuit avec ma copine

Bon je vais tout de suite tempérer vos ardeurs : je ne me suis pas dépucelé cette nuit mais j’ai eu droit à des préliminaires très poussés et très longs.

Bref j’ai donc passé la soirée d’hier avec ma copine et ses amis. Durant la soirée, elle était très câline avec moi, elle recherchait le contact physique et je n’ai pas hésité à l’enlacer, lui caresser les cheveux, les joues, le corps et même son décolleté.

Quand on est allés se coucher, elle m’a donc accueilli dans son lit. Quand je suis entré dans la chambre, elle était déjà au lit et me tournait le dos (elle dort à droite du lit et sur le coté droit de son corps). C’était très excitant de se déshabiller en sachant qu’elle m’attendait juste à coté. Quand je l’ai rejoint et que j’ai caressé son dos, elle s’est rapprochée de moi (toujours de dos) et a enlacé ses jambes autour des miennes. Évidemment j’étais en érection mais je n’ai pas hésité me coller à elle et elle a bien senti mon sexe en érection contre ses fesses à travers nos pyjama et nuisette. Je l’ai embrassée dans le cou, ai caressé longuement son corps et notamment ses seins, n’hésitant pas à mettre ma main dans sa nuisette (ce qu’elle a apprécié). Puis j’ai fait passer mon bras droit sous son cou, elle m’a embrassé langoureusement avec la langue pendant un moment et elle s’est endormie dans mes bras comme ça. Cependant, mon bras s’est rapidement engourdi et je l’ai réveillée en le dégageant. J’ai eu beaucoup de mal à trouver une position confortable pour dormir sans la déranger et sans trop m’éloigner d’elle. J’avais très chaud à son contact. Et puis il y avait l’excitation intense d’être au contact de son corps voluptueux, son parfum envoûtant donc j’ai bandé pratiquement tout le temps que j’ai passé éveillé. Bref je n’ai pas dû beaucoup dormir.

Vers la fin de la nuit, elle s’est réveillée et alors je me suis montré beaucoup plus entreprenant. J’ai caressé son corps et l’ai embrassé sur la bouche. Alors elle m’a dit « doucement » mais juste après, elle est devenue très excitée et nous nous sommes lancés dans un marathon de roulage de pelles pendant que je caressais ses seins. J’ai pu bien mieux ressentir les sensations des baisers et faire l’alternance lèvres-langue mais je dois dire que j’y prend pas tant que ça de plaisir. Je sens la pression des lèvres, leur succion, les jeux avec nos langues (elle a une langue très active) mais ça n’est pas aussi jouissif ou riche en émotions que j’avais pu l’imaginer. Le fait de s’embrasser allongés sur le coté de nos corps (on était cote à cote dans le lit et pas l’un sur l’autre) n’est pas la position la plus confortable et c’est peut-être responsable du fait je n’en retire pas tout le plaisir que je devrais. Il faudra voir ce que ça donne quand je serai sur elle ou elle sur moi ou bien quand on le refera debout. Elle m’a dit qu’il n’y a pas de bonne façon d’embrasser avec la langue (ie pas besoin de tourner dans le même sens), l’essentiel étant de le faire doucement. Nos baisers étaient très humides. Elle a retiré le haut de sa nuisette et j’ai pu lui caresser plus facilement les seins et les embrasser. La peau des seins est incroyablement fine et douce, les seins sont fermes, très agréables à caresser ainsi que les mamelons. Ses rondeurs sont aussi très douces. Elle a fini par guider ma main pour que je la caresse plus à certains endroits tout en continuant à m’embrasser. Puis je lui ai demandé si je pouvais descendre plus bas et elle m’a laissé caresser son sexe en me disant toutefois qu’elle n’enlèverait pas la bas (donc qu’on ne ferait pas l’amour cette nuit). J’ai d’abord caressé sa vulve déjà humide et son clitoris puis j’ai introduit délicatement mon majeur dans son vagin et l’ai caressé un bon moment. Le vagin est très doux, chaud, humide et souple. Je m’attendais à ce qu’il soit plus tonique. Cependant je n’ai pu introduire que 2 phalanges donc je n’ai pas ressenti toutes les sensations jusqu’au fond. Dès que mon doigt l’a pénétré, j’ai senti qu’elle s’est mise à mouiller abondamment. Elle a repositionné ma main sur son clitoris (j’avais du mal à le sentir parce qu’elle a des petites lèvres très réduites et un clitoris assez petit), j’ai continué à la caresser de plus en plus vite pendant qu’on continuait à s’embrasser, j’ai entendu sa respiration haletante et senti ses cuisses se raidir et se recroqueviller puis elle a retiré ma main. Je ne sais pas si elle a joui mais elle semble avoir pris beaucoup de plaisir et ses mamelons étaient turgescents (très gonflés). Juste après, elle m’a enlacé et embrassé très fougueusement pendant très longtemps, presque comme si sa vie en dépendait (certainement pour me remercier du plaisir qu’elle a pris). Là, nos baisers étaient bien plus chargés d’émotions. Ce qui était le plus excitant, c’était le fait de la voir de près m’embrasser fermement, la sentir me caresser le visage, les cheveux et le cou pendant que je faisais de même. Ensuite je ne sais plus si on s’est rendormis, je me souviens surtout qu’on n’a pas arrêté de s’embrasser juste avant de se lever. Maintenant je pense qu’on a des sentiments réciproques forts.

J’ai encore l’odeur de ses sécrétions vaginales sur mes doigts malgré plusieurs lavages des mains et je dois dire que ça m’excite. C’est une odeur agréable, très caractéristique du sexe mais indescriptible. Ceux qui la connaissent bien disent que « ça sent le sexe ». J’ai aussi son parfum sur moi et mes vêtements et ça me remplit de bonheur.

Au final je n’ai pratiquement pas dormi de la nuit mais cette nuit a été riche en découvertes de sensations et d’émotions. Les nombreux préliminaires ont dû durer au total plusieurs heures, en plusieurs étapes. Je suis très fier d’avoir expérimenté ça avec elle.

Si j’ai rédigé cet article avec autant de détails intimes crûs, c’est pour répondre aux questions qui me taraudaient sur les sensations et dont on trouve très peu de descriptions détaillées sur internet. Maintenant il ne me reste plus qu’à lui faire un cunnilingus et à avoir un rapport sexuel vaginal pour répondre à mes dernières interrogations (je ne veux pas lui proposer la fellation, elle la fera spontanément si elle en a envie).

Je n’aurai probablement pas l’occasion de passer la nuit avec elle avant les fêtes de fin d’année mais d’ici là, je la reverrai pour sortir.

Mon premier baiser avec la langue

Ce matin j’ai retrouvé ma copine et on a passé une partie de la matinée ensemble. Maintenant qu’elle a fait le premier pas en m’embrassant la dernière fois, j’ai pu me montrer plus entreprenant aujourd’hui. Après un petit baiser de retrouvailles, je l’ai prise par la main et on a marché. C’est très agréable comme contact physique, cette proximité, le fait de ne faire qu’un en marchant, la fierté de montrer implicitement aux gens que l’on sort ensemble. Et puis le fait de sentir la pression qu’on exerce sur nos mains, les caresses avec nos pouces sur le dos de la main, tout ça permet de ressentir l’attachement que l’on a l’un pour l’autre, nos émotions et ça participe à la communication non-verbale.

Je la regarde beaucoup et je la trouve de plus en plus belle. Je l’ai complimentée sur ses beaux cheveux. On est beaucoup plus naturels, plus détendus maintenant qu’on sait qu’on se plait.

A la fin de notre rencart, je l’ai à nouveau raccompagné à son bus et en attendant j’ai pris l’initiative de la prendre dans mes bras. En voyant le bus arriver, je lui ai demandé un baiser et c’est alors qu’elle m’a embrassé avec la langue à 2 reprises.

C’était un peu décevant par rapport à ce que j’imaginais parce que ça a été assez bref (2 baisers de quelques secondes) et que j’ai ressenti moins d’émotions que lors de notre petit baiser de la dernière fois. J’étais plus concentré sur la sensation inhabituelle de sentir sa langue dans ma bouche et sur la « technique » (essayer de faire tourner ma langue en harmonie avec la sienne, bien qu’on dit qu’un baiser avec la langue c’est intuitif) que sur le plaisir et les émotions.
J’ai surtout senti la partie inférieure de sa langue mais je n’ai pas réussi à vraiment harmoniser la mienne par rapport à la sienne. Je ne crois pas avoir pu introduire ma langue dans sa bouche, je crois que c’était elle qui menait la danse. Je crois avoir senti au début un contact de sa langue sur mes dents (je n’ouvrais pas assez la bouche au début peut-être) mais ensuite j’avais l’impression d’avoir la bouche trop ouverte et j’ai peu senti le contact avec ses lèvres. Je n’ai pas eu le temps d’alterner baisers sur les lèvres et baisers avec la langue, bref de transformer ce roulage de pelle en un petit jeu plus sensuel. Et puis j’avais la bouche presque sèche après avoir passé tout ce temps dans le froid donc ce baiser n’était pas très humide et je n’ai pas senti le gout de sa salive. Bref j’ai l’impression d’avoir été maladroit parce que je ne savais pas trop quoi faire avec ma langue. J’aurai aimé qu’on prenne plus notre temps et notamment pouvoir d’abord l’embrasser longuement sur les lèvres. Par contre, le reste se fait très naturellement (enlacement, inclinaison de la tête, fermeture des yeux…). J’ai quand même eu la sensation d’être déconnecté de l’environnement, je ne me souviens pas l’avoir regardé pendant le baiser, j’avais l’impression d’être ailleurs, rien qu’avec elle. On dit que le baiser avec la langue a une dimension très sexuelle parce que c’est la première fois où la partenaire nous ouvre son intimité (sa bouche) et c’est vrai que j’ai ressenti chez elle cette attirance, cette ouverture et cette volonté d’aller plus loin à travers l’intensité du baiser avec sa langue (quelle description poétique 😉 ).

Après ce premier « patin », quand le bus ralentissait, je lui ai demandé un dernier baiser pour la route (et pour espérer ressentir plus de choses). Ce deuxième baiser avec la langue était identique au premier (trop bref aussi malheureusement). Puis on s’est quittés.

Je suis reparti heureux mais moins ému que la semaine dernière et je ne sentais pas son parfum sur moi ni le gout de sa salive restant sur mes lèvres. Il n’y a qu’une fois à l’abri du vent que j’ai ressenti ça et me suis remémoré ces 2 baisers. Son parfum m’a imprégné une bonne partie de la journée et c’est vraiment agréable.

Bref c’était une première expérience un peu décevante à cause des conditions (le vent, le froid, le fait qu’on a beaucoup marché sans vraiment prendre le temps de se poser et donc qu’on s’est embrassé un peu dans la précipitation) mais j’aurai l’occasion de me rattraper ce week-end avec elle et je ne manquerai pas de vous donner une description plus précise des baisers avec et sans la langue. Avec un peu d’expérience, le baiser avec la langue deviendra très sensuel et riche pourvoyeur d’émotions : practice makes perfect.

D’ailleurs concernant ce fameux week-end, elle m’a invité à partager son lit et je me doute bien (et j’espère) qu’on ne se contentera pas de dormir sagement ^^. J’ai acheté une boite de capotes au cas où, comme ça on ne risque pas de se trouver pris au dépourvu 😀

Il m’aura fallu environ 2 fois l’âge moyen du premier baiser en France pour que j’aie enfin l’opportunité de passer à l’acte. Que de progrès accomplis en si peu de temps. Et ça n’est que le début, les choses pourraient bien s’accélérer davantage ce week-end 😉

PS : j’ai peut-être un peu forcé le trait. Maintenant que j’y repense, je me dis que ce sont juste des premiers baisers maladroits d’un « adolescent » qui découvre l’amour et que ça restera tout de même de beaux souvenirs très touchants ^^

D’autre part elle m’a dit ce soir qu’elle préférerait qu’on évite de le faire en public parce qu’elle trouve que c’est très intime, comme des préliminaires. Mais elle m’a dit qu’elle en avait très envie au moment où on les a fait et c’est d’ailleurs elle qui a pris les devants quand je lui ai suggéré un baiser. Bref j’essayerai d’être un peu moins entreprenant la prochaine fois.

Historique amoureux partie 2 : le lycée

J’avais placé beaucoup d’espoirs à mon arrivée au lycée et je n’ai pas été déçu : alors que j’étouffais au collège à cause du flicage excessif et du comportement de certains élèves, l’arrivée au lycée a été une bouffée d’oxygène. Déjà le fait de prendre le bus me permettait de sortir de mon ennuyeuse commune pavillonaire, j’avais aussi beaucoup plus de liberté, les lycéens étaient beaucoup plus matures et ce lycée était sympa, niché dans un joli coin de verdure en périphérie de la ville. Je pensais que tout était possible et que j’allais certainement connaitre prochainement mon premier flirt.

Rapidement au cours de mon année de seconde, je suis tombé amoureux d’une fille, mais cet amour n’avait rien à voir avec les précédents du collège, les émotions que je ressentais étaient beaucoup plus fortes. Cette fille, qui s’appelait Marina, me faisait tourner la tête : déjà ce qui me plaisait était sa grande taille, à 16 ans elle faisait déjà 1m80. Et puis elle était plus mature que les autres filles, elle s’habillait un peu plus classe, faisait déjà plus femme mais sans être affriolante. Elle était très gentille et discrète, un peu timide aussi. Elle avait beaucoup de charme. On s’est rapproché à la fin de l’année scolaire mas je ne lui ai jamais demandé si elle voulait sortir avec moi. L’année suivante on était dans des filières différentes et on ne se fréquentait plus, mais je continuais à l’admirer, elle sortait du lot par rapport aux autres filles. Elle a eu son premier copain en 1ère, un type boutonneux dont on disait qu’il était un peu con. Je ne comprenais pas ce qu’elle pouvait lui trouver. Le fait de le voir lui rouler des patins à la sortie du lycée me faisait mal au coeur. Cette histoire n’a duré que quelques mois. Mais comme on ne se fréquentais plus, je n’ai jamais eu l’occasion ni le courage de lui faire ma demande et j’ai continué à l’admirer durant tout le lycée. Je voyais qu’elle s’épanouissait au bahut, qu’elle avait de plus en plus d’amis, bref que tout lui réussissait.

Durant ma 1ère et ma terminale, je n’ai pas eu de coup de coeur pour d’autres filles. Mais je commençais à ressentir de plus en plus le décalage avec les autres. Beaucoup de camarades de classe sortaient avec quelqu’un, même s’ils étaient plutôt discrets là-dessus. Par contre  à la sortie du bahut, c’était le festival des patins. Moi je me faufilais entre les couples pour attendre seul mon bus et rentrer dans ma vie solitaire et monotone. J’avais des amis mais je ne les voyais pas en dehors des cours (j’y reviendrai en détails dans mon article général sur mon adolescence).

Je ne veux cependant pas noircir le tableau : en dehors du contexte amoureux, de la solitude en dehors du bahut et plus généralement du fait que j’ai raté mon adolescence, le lycée a été une période heureuse (qui aurait pu être bien meilleure) et je trouve même que j’ai connu l’apogée de ma vie à la fin de ma terminale en 2005, dans le sens où la vie était jusqu’à présent plus simple, je me laissais porter par le courant, j’avais l’impression que j’avais toute la vie devant moi et c’était le dernier moment avant l’entrée dans les études supérieures, qui se révèlera finalement tourmentée. Bien que je sois désormais bien avancé dans mes études, que je sais que j’aurais un travail qui me plait, que je serai indépendant en exercice libéral et que je gagnerai de l’argent, je ne peux m’empêcher d’avoir une certaine nostalgie pour cette courte période qu’est la fin de la terminale.

J’ai continué à penser à Marina pendant un temps après mon entrée dans le supérieur. J’ai vu en 2007 un article sur elle dans le journal local disant qu’elle avait été récompensée par l’université pour avoir créé une micro-entreprise avec des collègues de son IUT. La vie continuait à lui sourire. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue, je ne l’ai jamais retrouvée sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui je ne suis plus dans l’amour idéalisé envers cette fille, néanmoins elle aura toujours une place dans mon coeur. C’est la seule dont j’ai été véritablement amoureux et ça ne s’est jamais reproduit par la suite.

Bref, alors que je m’apprêtais à rentrer dans le supérieur, je ne pensais pas vraiment au sexe mais je me disais qu’entrer en classe prépa scientifique dans un énorme lycée avec de nombreuses filières technologiques à prédominance féminine allait me donner plus d’opportunités pour rencontrer une fille et enfin échanger mon premier baiser. Bref j’avais encore beaucoup d’espoir.