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Mon premier rapport sexuel

Ca y est ! Aujourd’hui est un jour à marquer d’une pierre blanche pour moi puisque ce matin j’ai fait l’amour pour la première fois, à 26 ans bien tassés.

J’ai revu ma copine ce matin. On avait prévu de se refaire une matinée de préliminaires sous la couette comme ce week-end et puis dans le feu de l’action, on a fait l’amour ! On a commencé par des préliminaires en étant habillés sur le lit, puis elle a retiré le haut, on a continué, j’ai retiré mon haut, j’ai déboutonné son pantalon, alors elle est allée sous la couette et a retiré sa culotte. J’ai fait de même. Je lui ai caressé le sexe pendant un bon moment (elle mouillait encore plus que la fois précédente), puis elle a souhaité me faire pareil. Elle est allée sous la couette, m’a embrassé sur le bas-ventre, les cuisses, elle m’a léché les bourses et le sexe. Les sensations sont fantastiques, j’ai eu beaucoup de plaisir à recevoir des baisers et léchouilles sur ces zones érogènes inhabituées à ça. Je raffole aussi des baisers dans le cou et sur les omoplates.

Puis je suis descendu sous la couette et je lui ai fait un cunnilingus : en tant qu’homme, j’ai bien aimé cette pratique. C’est agréable de parcourir sa vulve avec ma langue, de lécher le capuchon du clitoris, d’écarter ses petites lèvres et d’introduire ma langue à l’entrée du vagin. Par contre ça demande une certaine endurance : la position n’est pas toujours confortable pour le cou si la partenaire veut rester cachée sous la couette et puis la langue se fatigue vite si on veut maintenir un rythme très dynamique. Je ne sais pas si je l’ai fait jouir mais j’ai bien senti ses cuisses bouger et l’entrée de son vagin se contracter et mouiller abondamment. Je n’ai pas été dérangé par les poils : son sexe avait été rasé il y a quelques temps mais les poils étaient en train de repousser. J’en ai eu un ou deux sur la langue mais ça n’est pas grave. Le gout des sécrétions vaginales est agréable : c’est légèrement sucré, avec un autre arrière-gout pas désagréable. J’aime beaucoup l’odeur aussi. J’ai été servi, avec plein de sécrétions sur ma langue, mes lèvres, mon menton et la pointe de mon nez ^^. Je l’ai aussi pénétré avec 2 doigts jusqu’au fond du vagin donc j’ai mieux senti les sensations : c’est toujours aussi doux, humide et très élastique. Par contre je n’ai pas vraiment senti le col de l’utérus (je sais, ce sont des préliminaires, pas un examen gynéco, mais ma curiosité est sans limites, j’avais envie de palper) et je l’ai masturbée avec mes doigts tout en continuant le cunni.

Puis je suis ressorti, je me suis mis sur elle, elle a écarté ses cuisses et m’a embrassé langoureusement. Je lui ai demandé si on pouvait aller plus loin : alors elle a pris les devants et introduit mon sexe dans son vagin. J’avais pas l’impression d’être dedans lors des premiers va-et-viens puis je l’ai mieux senti lorsque je l’ai pénétrée jusqu’au fond.

On l’a fait sans préservatif parce qu’elle est donneuse de sang régulière et qu’elle n’a pas eu de rapports non-protégés depuis bien longtemps (donc au moins 2 tests consécutifs négatifs pour les IST lors des dons du sang). Concernant la contraception, je lui ai demandé si elle voulait que j’utilise un préservatif mais elle m’a dit qu’elle ne risquait rien cette semaine (fin de cycle). Je sais que c’est pas bien, qu’on ne peut pas totalement écarter le risque de grossesse, mais elle maitrise son cycle et a souhaité « prendre le risque », aussi minime soit-il. Je rappelle quand même qu’un préservatif est vivement conseillé tant que les 2 partenaires n’ont pas fait de tests de dépistages des IST négatifs espacés d’au moins 3 mois de la dernière prise de risque et qu’aucune méthode contraceptive n’a été choisie.

Avec mon phimosis partiel et mon frein trop court, mon prépuce rétracté a comprimé l’arrière de mon gland lors des va-et-viens donc je n’ai pas senti énormément de choses. Néanmoins j’ai quand même senti que le vagin est très doux, bien lubrifié et chaud. Avant, j’avais peur d’avoir un paraphimosis ou une déchirure du frein au premier rapport mais je n’ai pas eu trop de gène avec le phimosis vu l’abondance de sa lubrification vaginale. C’est juste que je n’ai pas pu ressentir toutes les sensations à leur maximum. Mon prépuce et mon frein devraient s’assouplir au cours des rapports ou en faisant des exercices d’étirement avec éventuellement application d’une crème corticoïde. Quand il se rétractera spontanément, là je pourrai vraiment prendre mon pied.

Je n’ai pas eu d’éjaculation précoce, contrairement à ce que certain(e)s pourraient croire avec un puceau tardif. On l’a fait en missionnaire. J’ai duré assez longtemps : j’ai joui en environ 3 à 5 minutes mais j’ai pu continuer pendant 10 minutes après l’éjaculation avec une érection semi-molle mais qui a repris un peu de vigueur au fil du temps. Par contre quand on est passé en position d’Andromaque, là mon érection était chancelante et on n’a pas pu continuer très longtemps. Bref c’était bien pour un premier rapport et ma copine a l’air d’avoir adoré que je tienne aussi longtemps : elle m’a dit que ça faisait longtemps qu’elle ne l’avait pas fait, qu’elle avait oublié à quel point c’était bon.

C’est très agréable de la pénétrer profondément tout en l’embrassant pendant qu’elle m’enlace. On ne fait qu’un avec elle, on fait abstraction de l’environnement, on sent sa respiration haletante, ses mamelons qui durcissent, sa poitrine qui rougit, on la voit lever les yeux au plafond pour profiter du plaisir, ses cuisses qu’elle relève pour la pénétrer au plus profond. En Andromaque (pour le peu qu’on l’a faite), c’est génial de la voir dressée sur moi, de voir ses seins, ses rondeurs, de sentir ses mains qui serrent les miennes et de la sentir chevaucher mon sexe (bien que j’étais en train de débander). Les câlins à la fin du rapport sont fantastiques, très émouvants. On se sent plus détendu que jamais, on s’embrasse doucement, on se caresse et elle se repose sur moi. On se regarde les yeux dans les yeux.

Au final, qu’est-ce que ça a changé en moi ? Rien, je ne me suis pas senti hyper-euphorique, libéré d’un poids énorme, ultra-extraverti, devenu un « vrai homme »…Je me sens juste très détendu, heureux qu’elle m’ait fait partager ce moment, qu’elle m’ait offert cette première fois toute en douceur. Finalement ça s’est fait très naturellement, comme si j’avais toujours su quoi faire.

Je parlais auparavant du fait que mon dépucelage allait me décoincer avec les filles. Je pense qu’en réalité, c’est plutôt l’accumulation d’évènements de ces 2 précédentes semaines (plusieurs rencarts, oser la regarder langoureusement, lui prendre la main, la serrer dans mes bras, l’embrasser, la caresser) qui m’aura décoincé, le rapport sexuel n’étant que la cerise sur le gâteau.

Le fait que je ne sois plus vierge ne signifie pas que je délaisserai mon blog. J’ai encore beaucoup de choses pertinentes à dire. Je rédigerai prochainement un article expliquant les 2 étapes qui m’ont permis de passer du puceau coincé au jeune homme encore un peu timide mais ayant une copine et du sexe. La première étape est diffuse, un processus de transformation personnelle lent, difficile à décrire. La deuxième étape aura été d’apprendre à lâcher prise sur les évènements.

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Le dépucelage avec une escort girl ?

Voilà encore un autre sujet qui revient souvent sur la table sur les forums sur lesquels on trouve des vierges tardifs. Je tiens à préciser d’emblée qu’à l’heure actuelle je n’envisage pas d’y avoir recours, néanmoins il arrive que cette idée ressurgisse dans mon esprit à certaines périodes quand je me sens seul et que j’ai une libido très élevée.

Il y a un siècle, le folklore disait que les pères de famille envoyaient leur fils se faire déniaiser dans une maison close pour en faire un homme. Je ne sais pas si ça se faisait aussi à la campagne, ça devait concerner davantage les citadins et je ne sait pas non plus quelle était la prévalence de cette pratique. La fermeture des maisons closes en 1948 puis des hôtels servant de bordels clandestins a du mettre un coup d’arrêt à cette pratique.

La première fois que j’ai entendu parler du dépucelage avec une prostituée c’était il y a environ 10 ans dans un Ca se discute consacré à la prostitution (suite à l’instauration de la loi sur le racolage passif). On y entendait un jeune homme rugbyman du sud-ouest dont l’équipe avait gagné un important tournoi régional et l’entraineur avait récompensé toute l’équipe en l’envoyant se faire dépuceler à 16 ans dans une maison close de La Jonquera, en Espagne juste à la frontière française. Le jeune homme avait apprécié et disait que là bas, la prostitution c’était « festif ». A cette époque, La Jonquera était pratiquement inconnue au niveau national. Depuis, toutes les chaines de télé ont fait des reportages sur ces maisons closes géantes fréquentées à 85% par des français. Dans certains reportages, des jeunes disent même que des lycéens ou étudiants de Montpellier n’hésitent pas à faire le trajet pour se dépuceler ou prendre leur pied. Certains expliquent même que c’est plus intéressant d’aller faire l’amour là bas tout en faisant le plein de carburant, de clopes et d’alcool peu taxés plutôt que de sortir dans les boites branchées des villes françaises, payer des verres à des nanas, se manger des rateaux et rentrer seul à la maison (la queue entre les jambes, si je puis me permettre ce jeu de mots 😉 )

Bref j’ai lu pas mal de témoignages de vierges tardifs s’étant dépucelés avec une escort-girl (et pas avec une prostituée de rue dans des conditions déplorables). Ils disaient que ça avait permis de les décoincer avec les femmes, de mettre fin à différentes pensées obsessionnelles les empêchant de les draguer et de découvrir ces sensations physiques. Ca avait été un véritable électrochoc qui avait déclenché de grands changements chez eux et dans les mois qui avaient suivi, ils avaient séduit pour la première fois une fille.

Avant de lire ces témoignages, je pensais déjà à cet électrochoc qui me décoincerait, et le fait d’avoir lu ça a davantage renforcé ma conviction. A l’approche de mon 26ème anniversaire, j’avais commencé à rechercher sur internet les escort girls de ma région, notamment des femmes quadragénaires qui seraient certainement plus compréhensives et plus douces. Je me disais qu’en plus de découvrir les sensations de serrer une femme dans mes bras, de faire l’amour, je pourrais lui confier mes difficultés à séduire et elle pourrait me dire ce qu’elle en pense (ça fait partie de ce qu’on appelle le social time ou la girlfriend experience dans le milieu).

Finalement je ne l’ai pas fait. J’ai posé la question sur divers forums et la plupart des gens qui m’ont répondu pensent que ça ne changerait rien pour moi, que ça serait la honte d’avouer à ma future copine que ma première fois était avec une prostituée et elle le prendrai surement mal. Et puis pourquoi devrais-je payer pour quelque chose que presque tous les hommes ont gratuitement et avec des sentiments dans bien des cas ?

Aujourd’hui ça n’est plus à l’ordre du jour mais si ma situation sentimentale ne s’améliorait pas dans les 1 à 2 ans à venir, je reconsidérerais peut-être mon point de vue.

Voici un lien vers un article d’un type donc l’oncle l’a envoyé se faire dépuceler à 16 ans par une prostituée. Il a mal vécu cette expérience parce que ça s’est fait à l’improviste, sans désir  http://www.vice.com/fr/read/l-histoire-du-mec-qui-sest-fait-depuceler-par-une-pute/?utm_source=vicefbfr

Dans l’ensemble j’ai lu bien plus de témoignages positifs que négatifs sur le dépucelage tarifé mais celui là m’avais étonné.

Statistiques sur la virginité tardive

J’ai toujours été intéressé par les statistiques se rapportant à la sexualité et je connais depuis longtemps ceux du premier baiser (14,1 ans pour les filles et 13,6 ans pour les garçons) et du premier rapport sexuel (17,6 ans pour les filles et 17,2 ans pour les garçons) en France.

J’ai commencé à me poser des questions sur les statistiques de la virginité tardive il y a un peu plus d’un an, à un moment où je me demandais à quel point les vierges tardifs étaient isolés dans la société. J’ai alors passé beaucoup de temps sur des forums à lire des topics sur l’âge du premier rapport sexuel (ça revient souvent sur les forums liés au sexe, à la santé ou des forums féminins) et à rechercher des études de santé publique sur la sexualité (notamment la grosse enquête nationale de 2006 sur la sexualité des français). Les autorités de santé régionales et nationales font régulièrement des enquêtes sur la sexualité des jeunes pour ajuster leur politique de prévention, et on y trouve des chiffres et des graphiques très intéressants.

Voici plusieurs graphiques de la prévalence du premier rapport sexuel en fonction de l’âge :

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Ces graphes montrent bien un accroissement constant du passage à l’acte de 15 à 20 ans, avec notamment l’age moyen du premier rapport sexuel autour de 17 ans et demi,  mais une inflexion de la courbe à 20 ans. On constate qu’à cet âge, la grande majorité des gens ont déjà fait l’amour et l’accroissement plus faible au delà correspond aux personnes découvrant « la bête à 2 dos » plus tardivement. Finalement les courbes montrent ce que je pensais, à savoir qu’à partir de 20 ans on commence à entrer dans l’âge de la virginité tardive.

Le Dr Catherine Solano indique dans un article de février 2013 qu’à 24 ans, 11% des hommes et 16% des femmes sont encore vierges. D’autres sources (article de Top Santé en 2005, statistiques de la grande enquête sur la sexualité des français de 2006…) indiqueraient qu’à 25 ans, 7% des hommes et 13% des femmes sont encore vierges. Ces chiffres sont rassurants, je pensais qu’à mon âge on était beaucoup moins nombreux dans cette situation.

On apprend aussi que tout âge confondu au delà de 18 ans, 2% de la population n’a jamais eu de rapports sexuels. Combien d’entre eux ne connaitront jamais ce plaisir ?

J’ai lu tous les commentaires sur le forum du site Madmoizelle à propos des articles dont j’avais posté les liens dans mon dernier topic (19 pages de réponses pour la fille et 3 pages pour le garçon !) et j’ai constaté que les filles étaient sensibles et compatissantes concernant le garçon, qu’elles ne le largueraient pas s’il leur avouait sa virginité, mais surtout j’ai vu qu’il y avait beaucoup de filles encore vierges de 21 à 25 ans voire plus qui témoignaient de leur situation, des raisons qui les avaient conduites à cette virginité tardive et de la façon dont elles la vivaient.

Finalement les vierges tardifs ne sont pas si rares que ça. A 26 ans, une fille sera certainement plus compréhensive sur la virginité de son partenaire et sera peut-être touchée par cette révélation.

Je vous met quelques liens intéressants en rapport avec la virginité tardive :

http://www.doctornerdlove.com/2013/01/20-30-40-year-virgin/

http://jezebel.com/5963724/the-new-sex-trend-losing-your-v+card-in-your-twenties

http://sexuality.about.com/od/sexualhealthqanda/a/How-Many-College-Students-Are-Virgins.htm

http://forum.aufeminin.com/forum/premierefois/__f975_premierefois-Beaucoup-de-garcons-sont-ils-encore-puceaux-apres-20-ans.html

http://www.rue89.com/rue69/2009/04/15/29-ans-et-toujours-puceau-le-calvaire-de-marc

http://www.femina.fr/Sexo/Sexualite/Virginite-tardive-ils-temoignent/Bruno-21-ans

http://23ansettoujourspuceau.wordpress.com/

http://themodernsavage.com/2008/09/30/the-dilemmas-of-male-virgins/

PS : voici le nouvel article que j’ai rédigé et qui rajoute de nouvelles données à celui-ci : https://confessionsjhinexpenamour.wordpress.com/2013/10/21/nouvelle-etude-statistique-sur-la-sexualite-des-jeunes-generation-youporn-mythe-ou-realite/

Ma virginité tardive

Je n’ai commencé à penser à ma virginité que peu avant mon vingtième anniversaire. Mais à ce moment là c’était déjà le fait de ne jamais être sorti avec une fille qui me préoccupait avant tout. Je me disais quand même qu’à 20 ans ça commence à être tardif.

Il n’y a pas vraiment de critères pour décréter qu’une virginité est tardive : certains pensent que c’est à 20 ans, d’autres à 25 ans. Je crois surtout qu’elle est tardive à partir du moment où l’on se considère comme tel.

J’ai alors passé énormément de temps sur internet à en parler pour savoir si je n’étais pas le seul dans cette situation, pour me rassurer et essayer de comprendre pourquoi j’en suis arrivé là. J’ai d’abord passé du temps sur Doctissimo : je n’y parlais pas que de ça d’ailleurs et ça me donnait l’impression de vivre ma vie sociale par procuration à défaut d’avoir de vrais amis à retrouver pour discuter.

Puis vers 2010-2011 je suis devenu obsédé par ma virginité tardive, j’ai fait des tas de recherches sur Google du type « jamais fait l’amour à 23 ans » , « jamais embrassé une fille à 23 ans », puis les mêmes recherches en anglais pour avoir davantage de résultats pertinents. J’ai hanté le net avec ces recherches. Je me disais que j’avais raté mon adolescence, que c’était irréversible et que je gâchais ma jeunesse, qu’à mon âge j’avais encore la maturité amoureuse d’un ado de 15 ans, que je n’étais pas encore un vrai homme, que je me sentais déjà vieux sans avoir profité de ma jeunesse et que j’espérais faire plus tard un méga-crise de la quarantaine à la Californication ou Nip/Tuck pour rattraper toutes ces années de sexe et de fête perdues. Je me disais aussi que si une jeune femme apprenait que j’étais encore puceau, elle penserait que c’est parce qu’aucune autre fille ne m’a choisi parce qu’il y a un « vice caché », que je pourrais être un pervers en puissance. Bref j’étais dans la spirale infernale de la dévalorisation.

Puis je me suis inscrit sur le forum « Virginité tardive »  (http://forum.virginite-tardive.fr/) lors du réveillon du nouvel an 2011 (forum que je connaissais à sa création en 2007 mais dont j’avais fini par oublier l’existence) sur lequel j’ai abondamment participé et j’ai progressivement cessé d’avoir un état d’esprit aussi négatif.

Aujourd’hui j’ai une vision plus apaisée de ma virginité tardive. Je pense que si je suis encore vierge c’est parce qu’à l’adolescence, n’ayant pas profité de sorties et soirées, je n’ai pas pu assimiler inconsciemment les processus de socialisation et de séduction donc je me retrouve aujourd’hui avec un manque de compétences sociales. Il y a aussi ma timidité, qui s’est néanmoins atténuée avec le temps. Et enfin il y a l’isolement social induit par mes études très prenantes et surtout par mon comportement fuyant avec les gens en société, que l’on pourrait qualifier de « trouble de la personnalité évitante », entrainant un manque d’opportunités de sortir et de rencontrer des filles célibataires.

Je ne me sens pas vraiment victime de la pression sociale en étant vierge tardif puisque personne dans mon entourage familial, amical ou professionnel ne le sait. Ma famille proche doit quand même s’en douter puisqu’ils ne m’ont jamais vu ramener une copine à la maison et ils savent que je suis coincé. Quand à mes collègues de promo, je suis extrêmement discret sur ma vie privée, tout juste savent-ils que je suis célibataire.

Ce qui me manque le plus est le manque d’amour et de tendresse, le fait de n’être jamais sorti avec une fille, le manque de sexe a moins d’importance.

Depuis quelques mois je me demande sans cesse quelles sensations ressent-on lors d’un baiser avec la langue ou lors d’un rapport sexuel vaginal. J’ai fait beaucoup de recherches en français et en anglais sur ce thème mais je n’ai trouvé en majorité que des descriptions plutôt vagues. Alors j’ai posé mes questions plus précises sur des forums et j’ai obtenu des réponses très intéressantes. Néanmoins cette curiosité sans fin m’a fait envisager à plusieurs reprises d’avoir recours à une escort-girl pour me dépuceler et enfin connaitre ces sensations que l’on ressent en caressant et serrant le corps d’une femme, en l’embrassant (si l’escort le fait) et en la pénétrant vaginalement. Je me suis dit que le fait de franchir le pas me permettrait de ne plus être obsédé par ces questionnements sans fin et me décoincerait avec les femmes, me donnerait plus d’assurance pour draguer. J’ai lu des témoignages de jeunes hommes qui l’ont fait et à qui ce dépucelage a été un véritable électrochoc les décoinçant avec les femmes. De mon côté, un certain nombre de personnes sur plusieurs forums m’ont conseillé de ne pas le faire parce que ça ne résoudrait rien (je reviendrait sur ce thème du dépucelage par des prostituées plus tard). Actuellement je n’ai plus l’intention d’avoir recours à cette solution prochainement. Mais j’espère avoir rapidement l’occasion de ressentir ces sensations dans le cadre d’une vraie relation amoureuse.

Je vous met 2 liens vers 2 articles que j’ai beaucoup aimé du site Madmoizelle, qui sont le témoignage d’un jeune homme encore vierge à 25 ans (http://www.madmoizelle.com/interview-vierge-25-ans-107601) et d’une jeune fille qui a perdu sa virginité tardivement à 22 ans (http://www.madmoizelle.com/vierge-22-ans-95142). Enjoy 😉

Historique amoureux partie 3 : les études supérieures

En septembre 2005 je suis entré en classe prépa scientifique dans un énorme lycée. Je me disais que ça allait m’apporter de nouvelles opportunités de rencontrer des filles, du moins des filles dans d’autres filières, parce qu’en prépa scientifique il n’y en a pas beaucoup. Les filles devaient représenter dans les 40% de la promo de 1ère année je crois. La plupart d’entre elles avaient un copain à l’extérieur, quand aux autres elles s’intéressaient davantage aux études qu’aux garçons. De toute façon avec le rythme infernal de travail, on n’avait plus le temps de penser à l’amour.

Je me souviens d’une anecdote que j’avais entendu de la part des garçons qui avaient visité l’internat des filles : dans ce dernier, il y avait une fenêtre qui donnait sur une partie des douches de l’internat des garçons situé un peu plus bas dans un bâtiment juste à coté, et il était parfois possible de voir certains garçons se masturber sous la douche : les pauvres, c’était leur seul endroit d’intimité ! Parfois quand je passais à coté de l’internat des lycéennes, il m’arrivait de me demander si des filles pouvaient faire monter leur copain dans les chambres pour faire l’amour.

Bref, à part ces digressions anecdotiques, je ne pensais pas vraiment au sexe. J’ai commencé à prendre conscience de ma virginité « tardive » peu de temps avant mes 20 ans. C’était en février 2007, je sortais du bahut et j’étais en vacances donc je pouvais relâcher la pression et penser à autre chose qu’au travail. En voyant plusieurs couples s’embrasser dans les arrêts de bus, je me suis dit que je commençais à avoir un sérieux retard sur les autres, que je n’avais toujours rencontré personne et je me demandais où rencontrer des filles célibataires de mon âge. C’est en postant ces questions sur Doctissimo que j’ai découvert l’expression « virginité tardive » et que j’étais loin d’être seul, dans cette situation de solitude et de difficultés en société. J’ai par la suite passé beaucoup de temps sur docti à chaques vacances scolaires, j’aimais beaucoup ce forum, les gens avec qui je discutais et qui me donnaient l’impression de vivre ma vie par procuration.

Bref à l’issue de ma prépa j’ai décidé de me réorienter en fac de médecine. C’est un processus qui s’est fait progressivement tout au long de ma 2ème année, je ne me plaisait plus dans ce domaine et l’intérêt pour la médecine (que j’avais déjà un peu en terminale) s’est réveillé. Je ne vais pas entrer dans les détails ici.

En médecine, il y avait beaucoup plus de filles : au moins 60% des amphis, et peu de temps après la rentrée ça parlait déjà beaucoup de cul, de coups d’un soir, de garçons encore puceaux. Mais ça ne me faisait pas grand chose. Une anecdote en cours d’anatomie : lorsque le prof décrit l’hymen, il en profite pour glisser une boutade selon laquelle il ne doit plus rester beaucoup de filles vierges dans nos amphis à notre âge.

Je réussis le concours à la 2ème tentative, j’ai tous les choix donc je prends ce qui m’intéresse. Arrivé en 2ème année, je vois que la plupart des filles sont déjà casées avec des garçons qu’elles connaissent déjà depuis le lycée. Je les trouve prétentieuses à se la péter avec leurs relations sérieuses et le fait qu’elles vivent avec leur copain comme un vrai couple (je vous rassure, elles sont devenues plus humbles et très sympa par la suite). Je ne suis pas allé au Week-End d’Intégration (le fameux WEI commun aux 3 filières médicales) pour diverses raisons, notamment parce que je ne connaissais personne dans ma promo, j’avais peur de rester seul dans mon coin et j’avais un peu de mal à m’intégrer dans ma promo. On dit que le WEI est l’occasion idéale pour se dépuceler, avec plusieurs centaines d’étudiants délurés et bourrés et un énorme stock de capotes (et en effet chaque année, les histoires de cul croustillantes de couples surpris en pleine action, parfois dans des endroits insolites, font le tour de la fac). C’est là que j’ai loupé le coche de l’intégration.

Dans les années suivantes je n’ai pas eu plus d’opportunités de rencontrer des filles célibataires. Je reviendrai ultérieurement sur ma vie étudiante et mes rapports avec mes collègues dans un article plus général.

Depuis l’été 2006, j’ai commencé à fréquenter des sites de rencontre, en parallèle de mes études. Pour des soucis de clarté, je vais en parler dans l’article suivant.