Archives du mot-clé premier baiser

Mon premier baiser avec la langue

Ce matin j’ai retrouvé ma copine et on a passé une partie de la matinée ensemble. Maintenant qu’elle a fait le premier pas en m’embrassant la dernière fois, j’ai pu me montrer plus entreprenant aujourd’hui. Après un petit baiser de retrouvailles, je l’ai prise par la main et on a marché. C’est très agréable comme contact physique, cette proximité, le fait de ne faire qu’un en marchant, la fierté de montrer implicitement aux gens que l’on sort ensemble. Et puis le fait de sentir la pression qu’on exerce sur nos mains, les caresses avec nos pouces sur le dos de la main, tout ça permet de ressentir l’attachement que l’on a l’un pour l’autre, nos émotions et ça participe à la communication non-verbale.

Je la regarde beaucoup et je la trouve de plus en plus belle. Je l’ai complimentée sur ses beaux cheveux. On est beaucoup plus naturels, plus détendus maintenant qu’on sait qu’on se plait.

A la fin de notre rencart, je l’ai à nouveau raccompagné à son bus et en attendant j’ai pris l’initiative de la prendre dans mes bras. En voyant le bus arriver, je lui ai demandé un baiser et c’est alors qu’elle m’a embrassé avec la langue à 2 reprises.

C’était un peu décevant par rapport à ce que j’imaginais parce que ça a été assez bref (2 baisers de quelques secondes) et que j’ai ressenti moins d’émotions que lors de notre petit baiser de la dernière fois. J’étais plus concentré sur la sensation inhabituelle de sentir sa langue dans ma bouche et sur la « technique » (essayer de faire tourner ma langue en harmonie avec la sienne, bien qu’on dit qu’un baiser avec la langue c’est intuitif) que sur le plaisir et les émotions.
J’ai surtout senti la partie inférieure de sa langue mais je n’ai pas réussi à vraiment harmoniser la mienne par rapport à la sienne. Je ne crois pas avoir pu introduire ma langue dans sa bouche, je crois que c’était elle qui menait la danse. Je crois avoir senti au début un contact de sa langue sur mes dents (je n’ouvrais pas assez la bouche au début peut-être) mais ensuite j’avais l’impression d’avoir la bouche trop ouverte et j’ai peu senti le contact avec ses lèvres. Je n’ai pas eu le temps d’alterner baisers sur les lèvres et baisers avec la langue, bref de transformer ce roulage de pelle en un petit jeu plus sensuel. Et puis j’avais la bouche presque sèche après avoir passé tout ce temps dans le froid donc ce baiser n’était pas très humide et je n’ai pas senti le gout de sa salive. Bref j’ai l’impression d’avoir été maladroit parce que je ne savais pas trop quoi faire avec ma langue. J’aurai aimé qu’on prenne plus notre temps et notamment pouvoir d’abord l’embrasser longuement sur les lèvres. Par contre, le reste se fait très naturellement (enlacement, inclinaison de la tête, fermeture des yeux…). J’ai quand même eu la sensation d’être déconnecté de l’environnement, je ne me souviens pas l’avoir regardé pendant le baiser, j’avais l’impression d’être ailleurs, rien qu’avec elle. On dit que le baiser avec la langue a une dimension très sexuelle parce que c’est la première fois où la partenaire nous ouvre son intimité (sa bouche) et c’est vrai que j’ai ressenti chez elle cette attirance, cette ouverture et cette volonté d’aller plus loin à travers l’intensité du baiser avec sa langue (quelle description poétique 😉 ).

Après ce premier « patin », quand le bus ralentissait, je lui ai demandé un dernier baiser pour la route (et pour espérer ressentir plus de choses). Ce deuxième baiser avec la langue était identique au premier (trop bref aussi malheureusement). Puis on s’est quittés.

Je suis reparti heureux mais moins ému que la semaine dernière et je ne sentais pas son parfum sur moi ni le gout de sa salive restant sur mes lèvres. Il n’y a qu’une fois à l’abri du vent que j’ai ressenti ça et me suis remémoré ces 2 baisers. Son parfum m’a imprégné une bonne partie de la journée et c’est vraiment agréable.

Bref c’était une première expérience un peu décevante à cause des conditions (le vent, le froid, le fait qu’on a beaucoup marché sans vraiment prendre le temps de se poser et donc qu’on s’est embrassé un peu dans la précipitation) mais j’aurai l’occasion de me rattraper ce week-end avec elle et je ne manquerai pas de vous donner une description plus précise des baisers avec et sans la langue. Avec un peu d’expérience, le baiser avec la langue deviendra très sensuel et riche pourvoyeur d’émotions : practice makes perfect.

D’ailleurs concernant ce fameux week-end, elle m’a invité à partager son lit et je me doute bien (et j’espère) qu’on ne se contentera pas de dormir sagement ^^. J’ai acheté une boite de capotes au cas où, comme ça on ne risque pas de se trouver pris au dépourvu 😀

Il m’aura fallu environ 2 fois l’âge moyen du premier baiser en France pour que j’aie enfin l’opportunité de passer à l’acte. Que de progrès accomplis en si peu de temps. Et ça n’est que le début, les choses pourraient bien s’accélérer davantage ce week-end 😉

PS : j’ai peut-être un peu forcé le trait. Maintenant que j’y repense, je me dis que ce sont juste des premiers baisers maladroits d’un « adolescent » qui découvre l’amour et que ça restera tout de même de beaux souvenirs très touchants ^^

D’autre part elle m’a dit ce soir qu’elle préférerait qu’on évite de le faire en public parce qu’elle trouve que c’est très intime, comme des préliminaires. Mais elle m’a dit qu’elle en avait très envie au moment où on les a fait et c’est d’ailleurs elle qui a pris les devants quand je lui ai suggéré un baiser. Bref j’essayerai d’être un peu moins entreprenant la prochaine fois.

Mon premier (petit) baiser

Ce soir je suis allé au cinéma avec la fille que j’ai rencontré. C’est la 3ème fois qu’on se voit (cf les commentaires de l’article précédent). On a passé une soirée très sympa, puis je l’ai raccompagnée jusqu’à son arrêt de bus et je l’ai attendu avec elle. On a eu une discussion très complice, on était très proches et lorsque le bus est arrivé, on s’est levés et elle m’a embrassé sur la bouche.

C’était un petit baiser sur les lèvres, très bref malheureusement. Ça s’est fait très intuitivement, sans réfléchir : le temps d’un regard, j’ai senti qu’elle voulait m’embrasser et j’ai ensuite ressenti cette envie irrépressible de coller mes lèvres aux siennes. C’est incroyable l’intensité de la communication non-verbale par le regard. Je n’ai vraiment réalisé qu’on s’était embrassés qu’après qu’elle soit montée à bord. Comme c’était très bref, je n’ai pas senti grand chose, seulement la douceur de ses lèvres humides et son gout et son parfum persistant quelques instants après sur les miennes.

Au moment où elle s’est levée, je m’apprêtais à la prendre par les mains, l’enlacer et l’embrasser mais elle a été un peu plus rapide que moi, m’a fait ce petit baiser et est montée rapidement à bord du bus. En l’espace de quelques secondes, j’ai été envahi d’émotions : la sensation agréable du baiser presque inattendu (puisqu’elle m’a pris de vitesse), la brève déception de ne pas avoir pu l’embrasser plus franchement et enfin le bonheur intense d’avoir vécu ça. Depuis, j’ai le sourire jusqu’aux oreilles et je suis sur un petit nuage.

Je lui ai envoyé un message pour lui remercier de ce bisou sur la bouche et que la prochaine fois j’espère pouvoir lui donner un vrai baiser. Elle m’a répondu qu’elle tremblait encore de son audace et qu’elle avait une trouille phénoménale (malgré ses 5 ex-copains, elle n’en reste pas moins timide). Je lui ai dit qu’elle avait bien fait, que je comptais justement l’enlacer et l’embrasser à ce moment là, que ce bisou avait un gout de trop peu mais avait illuminé ma soirée et qu’on se rattrapera bien la prochaine fois ^^

J’aurai dû lui prendre la main quand on était dans la rue, je pense qu’elle aurait été plus entreprenante pour le baiser (et moi aussi).

Je ne considère pas ce petit baiser sur la bouche comme mon premier vrai baiser parce que c’était beaucoup trop bref et je ne peux pas vraiment dire qu’on sort ensemble tant que je ne l’aurai pas franchement embrassé. Quand j’aurai mon vrai premier baiser, je ne manquerai pas de vous décrire en détail les sensations que cela fait de tenir une fille dans ses bras et de l’embrasser passionnément. J’ai hâte de tester le baiser avec la langue aussi ^^

Concernant la fameuse soirée chez ses amis dans 10 jours, elle m’a rassuré sur le fait que ses amis sont sympa et que je ne sentirai pas marginalisé malgré le fait que je ne les connais pas. Il y aura une grande majorité de filles. J’ai aussi appris qu’avant même notre 2ème rendez-vous, sa copine qui nous hébergera lui avait dit que je pourrai venir. En fait c’était déjà prévu bien à l’avance, elle a du beaucoup parler de moi à son amie et ça n’est certainement pas innocent si elle me propose de passer la nuit avec eux là-bas ^^

Bref j’aurai certainement mon vrai premier baiser dans 10 jours 😉

Nouvelle étude statistique sur la sexualité des jeunes : « Génération Youporn, mythe ou réalité ? »

Si vous avez lu les actualités Google cette semaine, vous êtes peut-être tombés sur cette nouvelle étude de l’IFOP au titre volontairement racoleur : Génération Youporn, mythe ou réalité ?

C’est une étude commandée par un site de webcam sexe, portant sur environ 1000 jeunes de 15 à 24 ans répondant sur internet. Bien que la méthodologie puisse être critiquée, en la lisant on apprend un certain nombre de chiffres intéressants qui viennent compléter mon article fétiche sur les statistiques sur la virginité tardive (https://confessionsjhinexpenamour.wordpress.com/2013/09/08/statistiques-sur-la-virginite-tardive/) et notamment l’évolution de chaque variable en fonction de l’âge.

L’âge médian du 1er baiser est de 14 ans, seuls 13% des jeunes ont leur 1er baiser à 17 ans ou plus. A 22 ans, seuls 7 % des garçons et 9 % des filles n’ont jamais embrassé personne.

L’âge médian de la 1ère masturbation est de 14 ans chez les garçons et 15 ans chez les filles, elle est en hausse significative chez les filles par rapport à l’étude de 2006 puisqu’elles sont désormais 59 % à l’avoir pratiqué à 18 ans.

L’âge médian du 1er rapport sexuel est de 17 ans, en baisse significative (mais assez faible) chez les 2 sexes. A 22 ans, il reste 17 % de garçons et 26 % de filles vierges (mais un des diagrammes circulaires un peu plus loin dans l’étude est quelque peu confus sur cette donnée).

La fréquentation de sites porno augmente fortement depuis 2006 chez les 2 sexes : normal, à cette époque les sites de streaming porno comme Youporn étaient balbutiants. Depuis, ils ont fortement simplifié l’accès au porno sur le net, plus besoin de télécharger. L’âge médian du 1er porno est de 15,2 ans.

La fréquentation des sites de rencontre augmente aussi mais ils ne sont que 17 % de l’échantillon à trouver des plans culs sur ces sites (25 % en moyenne dans la classe 20-24 ans). A noter que cette proportion est beaucoup plus élevée chez les homos que les hétéros (normal, les homos, ayant moins de facilité à trouver des partenaires dans la vie réelle, se tournent alors plus facilement vers des sites gays).

La position préférée est le missionnaire, suivie par la levrette et l’Andromaque. L’étude donne ensuite une palanquée de données pointilleuses et absurdes sur la prévalence de la levrette et de l’Andromaque en fonction du nombre de partenaires sexuels, du niveau de diplôme, de la situation professionnelle et de la pratique religieuse 😉

Le cunnilingus et la fellation (80 %, dont 38 % en avalant le sperme), la sodomie (35 %), l’anulingus (17 %) et l’éjaculation faciale (24 %) sont en forte hausse (avec la même palanquée de statistiques improbables sur l’éjaculation faciale et la sodomie en fonction du niveau de diplôme, de la profession du chef de famille… 🙂 ).

Ensuite ça parle des expériences sexuelles virtuelles, rien d’intéressant hormis le fait que 22 % souhaiteraient photographier leurs ébats ou tourner une sextape mais que seuls 4 % sont passés à l’acte.

L’attirance homosexuelle et les rapports homosexuels augmentent significativement y compris chez les hétéros (notamment les filles, un point abondamment repris par les médias), mais ils ne sont que 9 % des garçons et 8 % des filles à se déclarer homosexuels ou bisexuels.

Vous pouvez retrouver l’étude ici : http://www.ifop.com/media/poll/2367-1-study_file.pdf

Statistiques sur la virginité tardive

J’ai toujours été intéressé par les statistiques se rapportant à la sexualité et je connais depuis longtemps ceux du premier baiser (14,1 ans pour les filles et 13,6 ans pour les garçons) et du premier rapport sexuel (17,6 ans pour les filles et 17,2 ans pour les garçons) en France.

J’ai commencé à me poser des questions sur les statistiques de la virginité tardive il y a un peu plus d’un an, à un moment où je me demandais à quel point les vierges tardifs étaient isolés dans la société. J’ai alors passé beaucoup de temps sur des forums à lire des topics sur l’âge du premier rapport sexuel (ça revient souvent sur les forums liés au sexe, à la santé ou des forums féminins) et à rechercher des études de santé publique sur la sexualité (notamment la grosse enquête nationale de 2006 sur la sexualité des français). Les autorités de santé régionales et nationales font régulièrement des enquêtes sur la sexualité des jeunes pour ajuster leur politique de prévention, et on y trouve des chiffres et des graphiques très intéressants.

Voici plusieurs graphiques de la prévalence du premier rapport sexuel en fonction de l’âge :

Image

Ces graphes montrent bien un accroissement constant du passage à l’acte de 15 à 20 ans, avec notamment l’age moyen du premier rapport sexuel autour de 17 ans et demi,  mais une inflexion de la courbe à 20 ans. On constate qu’à cet âge, la grande majorité des gens ont déjà fait l’amour et l’accroissement plus faible au delà correspond aux personnes découvrant « la bête à 2 dos » plus tardivement. Finalement les courbes montrent ce que je pensais, à savoir qu’à partir de 20 ans on commence à entrer dans l’âge de la virginité tardive.

Le Dr Catherine Solano indique dans un article de février 2013 qu’à 24 ans, 11% des hommes et 16% des femmes sont encore vierges. D’autres sources (article de Top Santé en 2005, statistiques de la grande enquête sur la sexualité des français de 2006…) indiqueraient qu’à 25 ans, 7% des hommes et 13% des femmes sont encore vierges. Ces chiffres sont rassurants, je pensais qu’à mon âge on était beaucoup moins nombreux dans cette situation.

On apprend aussi que tout âge confondu au delà de 18 ans, 2% de la population n’a jamais eu de rapports sexuels. Combien d’entre eux ne connaitront jamais ce plaisir ?

J’ai lu tous les commentaires sur le forum du site Madmoizelle à propos des articles dont j’avais posté les liens dans mon dernier topic (19 pages de réponses pour la fille et 3 pages pour le garçon !) et j’ai constaté que les filles étaient sensibles et compatissantes concernant le garçon, qu’elles ne le largueraient pas s’il leur avouait sa virginité, mais surtout j’ai vu qu’il y avait beaucoup de filles encore vierges de 21 à 25 ans voire plus qui témoignaient de leur situation, des raisons qui les avaient conduites à cette virginité tardive et de la façon dont elles la vivaient.

Finalement les vierges tardifs ne sont pas si rares que ça. A 26 ans, une fille sera certainement plus compréhensive sur la virginité de son partenaire et sera peut-être touchée par cette révélation.

Je vous met quelques liens intéressants en rapport avec la virginité tardive :

http://www.doctornerdlove.com/2013/01/20-30-40-year-virgin/

http://jezebel.com/5963724/the-new-sex-trend-losing-your-v+card-in-your-twenties

http://sexuality.about.com/od/sexualhealthqanda/a/How-Many-College-Students-Are-Virgins.htm

http://forum.aufeminin.com/forum/premierefois/__f975_premierefois-Beaucoup-de-garcons-sont-ils-encore-puceaux-apres-20-ans.html

http://www.rue89.com/rue69/2009/04/15/29-ans-et-toujours-puceau-le-calvaire-de-marc

http://www.femina.fr/Sexo/Sexualite/Virginite-tardive-ils-temoignent/Bruno-21-ans

http://23ansettoujourspuceau.wordpress.com/

http://themodernsavage.com/2008/09/30/the-dilemmas-of-male-virgins/

PS : voici le nouvel article que j’ai rédigé et qui rajoute de nouvelles données à celui-ci : https://confessionsjhinexpenamour.wordpress.com/2013/10/21/nouvelle-etude-statistique-sur-la-sexualite-des-jeunes-generation-youporn-mythe-ou-realite/

Historique amoureux partie 1 : enfance et collège

Pour comprendre qui l’on est, il faut savoir d’où l’on vient : c’est avec cette maxime fraichement sortie de mon chapeau (mais qui me fait penser que j’ai déjà du entendre un truc comme ça avant) que je vais faire un récapitulatif de ma vie amoureuse (ou plutôt de son absence) au cours des différentes périodes de ma vie.

Je ne vais pas trop m’attarder sur la période école maternelle et primaire parce que ça n’a pas vraiment d’intérêt : comme beaucoup d’enfants, j’étais amoureux d’une fille à chaque année scolaire, pas toujours la même  d’une année sur l’autre. Bref pas de quoi s’étendre sur le sujet.

A l’entrée en 6ème, les choses sont devenues plus sérieuses, on voyait les plus grands se rouler des patins dans la cour de récré, évidemment ça nous excitait. Certains de mes camarades de classe ont démarré sur les chapeaux de roues : il a suffit qu’un mini-couple se forme pour qu’une partie de la classe aie le feu aux fesses et se lance dans une sorte de concours de roulage de pelles frénétique. A l’époque j’étais amoureux d’une jolie fille aux longs cheveux blonds vénitiens : quelle ne fut pas ma déception quand j’ai vu qu’elle avait emballé une partie des garçons de ma classe, y compris un mec débile et plus moche que moi. Je ne comprenais pas pourquoi ce type avait eu le droit à ses faveurs et pas moi. Bref, l’année suivante a été plus calme, pas de galochages ostentatoires au sein de la classe.
En 4ème, nouvelle classe. On est en plein dans l’âge moyen du premier baiser et en effet, beaucoup font leur première expérience et commencent à avoir une copine. Evidemment ça ne durait pas longtemps, mais ça allait déjà plus loin que de simples galochages.

La 4ème marque aussi les premiers cours d’éducation sexuelle. A l’époque c’était nul, c’était purement technique sur la contraception, le SIDA, quelques rudiments d’anatomie vite expédiés mais rien sur les sentiments, les premières amours…Je crois que ça a changé maintenant, ça doit englober ces sujets là aussi. Bref quand l’infirmière scolaire nous avait demandé de citer des mots en rapport avec la sexualité, j’avais été étonné de la « culture sexuelle » de mes camarades de classes, ils sortaient de nombreux mots que je n’avais jamais entendu : fellation, cunnilingus, sodomie…Ils avaient surement appris ça avec leurs grands frères ou soeurs ou en regardant des films porno. Il faut dire qu’à la fin des années 90-début 2000, l’accès au porno était beaucoup plus difficile : il fallait avoir la chance d’être abonné à Canal + et enregistrer le porno du samedi soir ou bien avoir un père qui planquait des cassettes porno à la maison. Comme je n’avais pas tout ça, j’étais encore bien naïf. C’est cette année là que ma mère m’a acheté un bouquin sur l’adolescence qui s’appelait « Dico ado » par Catherine Dolto pour me laisser faire mon éducation sentimentale et sexuelle. On n’en parlait pas et de toute façon je n’aurai jamais voulu lui parler de sujets intimes. Ce bouquin était pas mal, bien que s’égarant parfois trop dans la psychanalyse, mais ce qui m’a surtout marqué c’était la partie consacrée à la physiologie du corps humain (son fonctionnement) et ses transformations à l’adolescence : cet intérêt pour la physiologie est une des choses qui me poussera plus tard à rentrer en fac de médecine.

Bref, en 3ème ma vie amoureuse est restée aussi calme qu’une mer d’huile. Je me souviens de 2 filles de ma classe qui se la pétaient parce qu’elles étaient allées à leur première consultation gynécologique : elles racontaient ça à tout le monde pour faire genre « Et oui, nous on va bientôt b***** et pas vous les petit(e)s puceaux(elles) ». A vrai dire je m’en fichais, je ne pensais pas du tout au sexe à l’époque. J’espérais surtout qu’au lycée je pourrai enfin connaitre mon premier baiser et avoir une copine.

C’est fou le nombre de souvenirs enfouis qui remontent à la surface en faisant mon introspection. Je raconterai la suite demain et je ferai ultérieurement un article plus général sur mon adolescence (pas seulement le coté « historique amoureux »), cette période cruciale où tant de choses se jouent et seront déterminantes pour l’adulte que l’on deviendra.