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Nouvelle étude statistique sur la sexualité des jeunes : « Génération Youporn, mythe ou réalité ? »

Si vous avez lu les actualités Google cette semaine, vous êtes peut-être tombés sur cette nouvelle étude de l’IFOP au titre volontairement racoleur : Génération Youporn, mythe ou réalité ?

C’est une étude commandée par un site de webcam sexe, portant sur environ 1000 jeunes de 15 à 24 ans répondant sur internet. Bien que la méthodologie puisse être critiquée, en la lisant on apprend un certain nombre de chiffres intéressants qui viennent compléter mon article fétiche sur les statistiques sur la virginité tardive (https://confessionsjhinexpenamour.wordpress.com/2013/09/08/statistiques-sur-la-virginite-tardive/) et notamment l’évolution de chaque variable en fonction de l’âge.

L’âge médian du 1er baiser est de 14 ans, seuls 13% des jeunes ont leur 1er baiser à 17 ans ou plus. A 22 ans, seuls 7 % des garçons et 9 % des filles n’ont jamais embrassé personne.

L’âge médian de la 1ère masturbation est de 14 ans chez les garçons et 15 ans chez les filles, elle est en hausse significative chez les filles par rapport à l’étude de 2006 puisqu’elles sont désormais 59 % à l’avoir pratiqué à 18 ans.

L’âge médian du 1er rapport sexuel est de 17 ans, en baisse significative (mais assez faible) chez les 2 sexes. A 22 ans, il reste 17 % de garçons et 26 % de filles vierges (mais un des diagrammes circulaires un peu plus loin dans l’étude est quelque peu confus sur cette donnée).

La fréquentation de sites porno augmente fortement depuis 2006 chez les 2 sexes : normal, à cette époque les sites de streaming porno comme Youporn étaient balbutiants. Depuis, ils ont fortement simplifié l’accès au porno sur le net, plus besoin de télécharger. L’âge médian du 1er porno est de 15,2 ans.

La fréquentation des sites de rencontre augmente aussi mais ils ne sont que 17 % de l’échantillon à trouver des plans culs sur ces sites (25 % en moyenne dans la classe 20-24 ans). A noter que cette proportion est beaucoup plus élevée chez les homos que les hétéros (normal, les homos, ayant moins de facilité à trouver des partenaires dans la vie réelle, se tournent alors plus facilement vers des sites gays).

La position préférée est le missionnaire, suivie par la levrette et l’Andromaque. L’étude donne ensuite une palanquée de données pointilleuses et absurdes sur la prévalence de la levrette et de l’Andromaque en fonction du nombre de partenaires sexuels, du niveau de diplôme, de la situation professionnelle et de la pratique religieuse 😉

Le cunnilingus et la fellation (80 %, dont 38 % en avalant le sperme), la sodomie (35 %), l’anulingus (17 %) et l’éjaculation faciale (24 %) sont en forte hausse (avec la même palanquée de statistiques improbables sur l’éjaculation faciale et la sodomie en fonction du niveau de diplôme, de la profession du chef de famille… 🙂 ).

Ensuite ça parle des expériences sexuelles virtuelles, rien d’intéressant hormis le fait que 22 % souhaiteraient photographier leurs ébats ou tourner une sextape mais que seuls 4 % sont passés à l’acte.

L’attirance homosexuelle et les rapports homosexuels augmentent significativement y compris chez les hétéros (notamment les filles, un point abondamment repris par les médias), mais ils ne sont que 9 % des garçons et 8 % des filles à se déclarer homosexuels ou bisexuels.

Vous pouvez retrouver l’étude ici : http://www.ifop.com/media/poll/2367-1-study_file.pdf

Le dépucelage avec une escort girl ?

Voilà encore un autre sujet qui revient souvent sur la table sur les forums sur lesquels on trouve des vierges tardifs. Je tiens à préciser d’emblée qu’à l’heure actuelle je n’envisage pas d’y avoir recours, néanmoins il arrive que cette idée ressurgisse dans mon esprit à certaines périodes quand je me sens seul et que j’ai une libido très élevée.

Il y a un siècle, le folklore disait que les pères de famille envoyaient leur fils se faire déniaiser dans une maison close pour en faire un homme. Je ne sais pas si ça se faisait aussi à la campagne, ça devait concerner davantage les citadins et je ne sait pas non plus quelle était la prévalence de cette pratique. La fermeture des maisons closes en 1948 puis des hôtels servant de bordels clandestins a du mettre un coup d’arrêt à cette pratique.

La première fois que j’ai entendu parler du dépucelage avec une prostituée c’était il y a environ 10 ans dans un Ca se discute consacré à la prostitution (suite à l’instauration de la loi sur le racolage passif). On y entendait un jeune homme rugbyman du sud-ouest dont l’équipe avait gagné un important tournoi régional et l’entraineur avait récompensé toute l’équipe en l’envoyant se faire dépuceler à 16 ans dans une maison close de La Jonquera, en Espagne juste à la frontière française. Le jeune homme avait apprécié et disait que là bas, la prostitution c’était « festif ». A cette époque, La Jonquera était pratiquement inconnue au niveau national. Depuis, toutes les chaines de télé ont fait des reportages sur ces maisons closes géantes fréquentées à 85% par des français. Dans certains reportages, des jeunes disent même que des lycéens ou étudiants de Montpellier n’hésitent pas à faire le trajet pour se dépuceler ou prendre leur pied. Certains expliquent même que c’est plus intéressant d’aller faire l’amour là bas tout en faisant le plein de carburant, de clopes et d’alcool peu taxés plutôt que de sortir dans les boites branchées des villes françaises, payer des verres à des nanas, se manger des rateaux et rentrer seul à la maison (la queue entre les jambes, si je puis me permettre ce jeu de mots 😉 )

Bref j’ai lu pas mal de témoignages de vierges tardifs s’étant dépucelés avec une escort-girl (et pas avec une prostituée de rue dans des conditions déplorables). Ils disaient que ça avait permis de les décoincer avec les femmes, de mettre fin à différentes pensées obsessionnelles les empêchant de les draguer et de découvrir ces sensations physiques. Ca avait été un véritable électrochoc qui avait déclenché de grands changements chez eux et dans les mois qui avaient suivi, ils avaient séduit pour la première fois une fille.

Avant de lire ces témoignages, je pensais déjà à cet électrochoc qui me décoincerait, et le fait d’avoir lu ça a davantage renforcé ma conviction. A l’approche de mon 26ème anniversaire, j’avais commencé à rechercher sur internet les escort girls de ma région, notamment des femmes quadragénaires qui seraient certainement plus compréhensives et plus douces. Je me disais qu’en plus de découvrir les sensations de serrer une femme dans mes bras, de faire l’amour, je pourrais lui confier mes difficultés à séduire et elle pourrait me dire ce qu’elle en pense (ça fait partie de ce qu’on appelle le social time ou la girlfriend experience dans le milieu).

Finalement je ne l’ai pas fait. J’ai posé la question sur divers forums et la plupart des gens qui m’ont répondu pensent que ça ne changerait rien pour moi, que ça serait la honte d’avouer à ma future copine que ma première fois était avec une prostituée et elle le prendrai surement mal. Et puis pourquoi devrais-je payer pour quelque chose que presque tous les hommes ont gratuitement et avec des sentiments dans bien des cas ?

Aujourd’hui ça n’est plus à l’ordre du jour mais si ma situation sentimentale ne s’améliorait pas dans les 1 à 2 ans à venir, je reconsidérerais peut-être mon point de vue.

Voici un lien vers un article d’un type donc l’oncle l’a envoyé se faire dépuceler à 16 ans par une prostituée. Il a mal vécu cette expérience parce que ça s’est fait à l’improviste, sans désir  http://www.vice.com/fr/read/l-histoire-du-mec-qui-sest-fait-depuceler-par-une-pute/?utm_source=vicefbfr

Dans l’ensemble j’ai lu bien plus de témoignages positifs que négatifs sur le dépucelage tarifé mais celui là m’avais étonné.

Faut-il révéler sa virginité tardive ?

Voilà la question qui taraude tant de personnes dans ma situation. Et bien ça dépend des circonstances.

Certains ont peut-être connu ces discussions embarrassantes avec des amis ou au travail où on leur demande s’ils ont une copine et depuis quand ils n’ont pas fait l’amour. S’ils ne répondent pas ou répondent de manière vague, on les taquine en leur demandant s’ils ont déjà fait l’amour : s’ils répondent, ils seront grillés et le fait de ne pas répondre suffit aussi à se faire griller. Heureusement on ne m’a jamais posé ce genre de questions  en public. Mes collègues savent que je suis célibataire mais ne posent pas davantage de questions. Comme je suis très discret sur ma vie privée, ça ne les incite pas à creuser davantage. J’ai juste eu une petite réflexion d’un collègue âgé qui, en sachant que j’étais célibataire depuis longtemps, a dit que je devrais me payer une pute, ça me ferait du bien. J’ai pris ça à la rigolade et les autres aussi (d’autant que ce collègue est un vieux garçon et tourne sa situation en dérision).

Cependant si on m’avait posé des questions plus insistantes, j’aurai sorti une histoire bidon mais suffisamment crédible à propos d’une amie qui s’était rapprochée de moi il y a quelques années et avec qui j’aurai pu prétendre avoir couché 1 ou 2 fois (en réalité il ne se serait rien passé parce qu’elle est lesbienne). Cette amie là avait des problèmes psychologiques à l’époque donc ça fait un bon alibi pour simuler une rupture d’une relation courte. Comme je la connais suffisamment bien, je peux sortir suffisamment de détails pour broder une histoire convaincante. J’ai utilisé des éléments de cette histoire bidon pour expliquer à une fille rencontrée sur Adopteunmec la raison pour laquelle je n’avais pas eu de relation depuis des années (en fait, jamais) et c’est passé comme une lettre à la poste.

J’aimerais bien avoir une confidente pour lui parler de ma situation, de lui demander ce qu’en pensent les filles. L’amie dont j’ai parlé ci-dessus m’avait confié ses problèmes psychologiques quand elle avait été hospitalisée en psychiatrie pour une dépression sévère. Elle pourrait être digne de confiance si je me confiais à elle mais je n’ai presque plus de contact avec elle depuis qu’elle est partie à Paris il y a quelques années pour donc je me verrais mal mettre ce sujet sur le tapis au détour d’une conversation anodine, à moins qu’elle décide de me parler de sa vie amoureuse. Par contre sa mère discute de temps à autres avec ma mère et je n’aimerais pas que mes confidences fuitent car elle se confie beaucoup à sa mère. De toute façon elle a l’air de s’épanouir dans la communauté artistique branchée parisienne, je ne vais pas l’embêter avec mes problèmes de petit provincial coincé du cul.

J’aurais aimé avoir une sœur aussi, je pense qu’elle se serait inquiétée de me voir encore célibataire et aurait pu m’apprendre beaucoup de choses sur la séduction, les filles… et m’en présenter 😉

On en vient au cœur du problème, à savoir s’il faut l’avouer à notre partenaire la première fois. Il y a quelques années j’aurais dit non surtout pas, parce que j’aurais eu peur que la fille me quitte en pensant que si je suis encore vierge à mon âge c’est que personne n’a voulu de moi, qu’il y a un vice caché ou bien qu’elle ne voudrait pas « passer du temps à faire l’éducation d’un puceau » (encore que le sexe doit être intuitif et je ne pense pas qu’il faille un entrainement, l’essentiel étant de le faire avec amour). En fréquentant des forums, je me suis rendu compte qu’il y avait bien plus de vierges tardifs que je ne le pensais et que les filles semblent être bien plus compréhensives et ne largueraient pas un garçon auxquelles elles tiennent pour ce motif. Elles pourraient même être touchées par ce « cadeau ». Certaines disent par contre qu’elles auraient du mal à accepter que le garçon vierge mente par omission la 1ère fois en ne disant pas qu’il ne l’a jamais fait.

Bref je pense aujourd’hui que je ne devrai pas le dire tant que la relation n’a pas atteint un certain stade de confiance et d’intimité. Mais si la relation devient plus intime et que la fille tient à moi, je pense que je lui dirais quand même et j’espère qu’elle en sera touchée.

Par contre si c’est un coup d’un soir (hautement improbable pour moi mais sait-on jamais) il vaut mieux ne rien dire et dans le pire des cas, passer pour un mauvais coup.

Vous vous souvenez de l’article de Madmoizelle sur la fille qui a perdu sa virginité à 22 ans : elle n’avait rien dit à son coup d’un soir et ne le regrette absolument pas. Voici un autre témoignage d’un site différent mais où la fille regrette de n’avoir rien dit : http://www.emandlo.com/2012/05/confession-i-lied-about-being-a-virgin/

Statistiques sur la virginité tardive

J’ai toujours été intéressé par les statistiques se rapportant à la sexualité et je connais depuis longtemps ceux du premier baiser (14,1 ans pour les filles et 13,6 ans pour les garçons) et du premier rapport sexuel (17,6 ans pour les filles et 17,2 ans pour les garçons) en France.

J’ai commencé à me poser des questions sur les statistiques de la virginité tardive il y a un peu plus d’un an, à un moment où je me demandais à quel point les vierges tardifs étaient isolés dans la société. J’ai alors passé beaucoup de temps sur des forums à lire des topics sur l’âge du premier rapport sexuel (ça revient souvent sur les forums liés au sexe, à la santé ou des forums féminins) et à rechercher des études de santé publique sur la sexualité (notamment la grosse enquête nationale de 2006 sur la sexualité des français). Les autorités de santé régionales et nationales font régulièrement des enquêtes sur la sexualité des jeunes pour ajuster leur politique de prévention, et on y trouve des chiffres et des graphiques très intéressants.

Voici plusieurs graphiques de la prévalence du premier rapport sexuel en fonction de l’âge :

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Ces graphes montrent bien un accroissement constant du passage à l’acte de 15 à 20 ans, avec notamment l’age moyen du premier rapport sexuel autour de 17 ans et demi,  mais une inflexion de la courbe à 20 ans. On constate qu’à cet âge, la grande majorité des gens ont déjà fait l’amour et l’accroissement plus faible au delà correspond aux personnes découvrant « la bête à 2 dos » plus tardivement. Finalement les courbes montrent ce que je pensais, à savoir qu’à partir de 20 ans on commence à entrer dans l’âge de la virginité tardive.

Le Dr Catherine Solano indique dans un article de février 2013 qu’à 24 ans, 11% des hommes et 16% des femmes sont encore vierges. D’autres sources (article de Top Santé en 2005, statistiques de la grande enquête sur la sexualité des français de 2006…) indiqueraient qu’à 25 ans, 7% des hommes et 13% des femmes sont encore vierges. Ces chiffres sont rassurants, je pensais qu’à mon âge on était beaucoup moins nombreux dans cette situation.

On apprend aussi que tout âge confondu au delà de 18 ans, 2% de la population n’a jamais eu de rapports sexuels. Combien d’entre eux ne connaitront jamais ce plaisir ?

J’ai lu tous les commentaires sur le forum du site Madmoizelle à propos des articles dont j’avais posté les liens dans mon dernier topic (19 pages de réponses pour la fille et 3 pages pour le garçon !) et j’ai constaté que les filles étaient sensibles et compatissantes concernant le garçon, qu’elles ne le largueraient pas s’il leur avouait sa virginité, mais surtout j’ai vu qu’il y avait beaucoup de filles encore vierges de 21 à 25 ans voire plus qui témoignaient de leur situation, des raisons qui les avaient conduites à cette virginité tardive et de la façon dont elles la vivaient.

Finalement les vierges tardifs ne sont pas si rares que ça. A 26 ans, une fille sera certainement plus compréhensive sur la virginité de son partenaire et sera peut-être touchée par cette révélation.

Je vous met quelques liens intéressants en rapport avec la virginité tardive :

http://www.doctornerdlove.com/2013/01/20-30-40-year-virgin/

http://jezebel.com/5963724/the-new-sex-trend-losing-your-v+card-in-your-twenties

http://sexuality.about.com/od/sexualhealthqanda/a/How-Many-College-Students-Are-Virgins.htm

http://forum.aufeminin.com/forum/premierefois/__f975_premierefois-Beaucoup-de-garcons-sont-ils-encore-puceaux-apres-20-ans.html

http://www.rue89.com/rue69/2009/04/15/29-ans-et-toujours-puceau-le-calvaire-de-marc

http://www.femina.fr/Sexo/Sexualite/Virginite-tardive-ils-temoignent/Bruno-21-ans

http://23ansettoujourspuceau.wordpress.com/

http://themodernsavage.com/2008/09/30/the-dilemmas-of-male-virgins/

PS : voici le nouvel article que j’ai rédigé et qui rajoute de nouvelles données à celui-ci : https://confessionsjhinexpenamour.wordpress.com/2013/10/21/nouvelle-etude-statistique-sur-la-sexualite-des-jeunes-generation-youporn-mythe-ou-realite/

Ma virginité tardive

Je n’ai commencé à penser à ma virginité que peu avant mon vingtième anniversaire. Mais à ce moment là c’était déjà le fait de ne jamais être sorti avec une fille qui me préoccupait avant tout. Je me disais quand même qu’à 20 ans ça commence à être tardif.

Il n’y a pas vraiment de critères pour décréter qu’une virginité est tardive : certains pensent que c’est à 20 ans, d’autres à 25 ans. Je crois surtout qu’elle est tardive à partir du moment où l’on se considère comme tel.

J’ai alors passé énormément de temps sur internet à en parler pour savoir si je n’étais pas le seul dans cette situation, pour me rassurer et essayer de comprendre pourquoi j’en suis arrivé là. J’ai d’abord passé du temps sur Doctissimo : je n’y parlais pas que de ça d’ailleurs et ça me donnait l’impression de vivre ma vie sociale par procuration à défaut d’avoir de vrais amis à retrouver pour discuter.

Puis vers 2010-2011 je suis devenu obsédé par ma virginité tardive, j’ai fait des tas de recherches sur Google du type « jamais fait l’amour à 23 ans » , « jamais embrassé une fille à 23 ans », puis les mêmes recherches en anglais pour avoir davantage de résultats pertinents. J’ai hanté le net avec ces recherches. Je me disais que j’avais raté mon adolescence, que c’était irréversible et que je gâchais ma jeunesse, qu’à mon âge j’avais encore la maturité amoureuse d’un ado de 15 ans, que je n’étais pas encore un vrai homme, que je me sentais déjà vieux sans avoir profité de ma jeunesse et que j’espérais faire plus tard un méga-crise de la quarantaine à la Californication ou Nip/Tuck pour rattraper toutes ces années de sexe et de fête perdues. Je me disais aussi que si une jeune femme apprenait que j’étais encore puceau, elle penserait que c’est parce qu’aucune autre fille ne m’a choisi parce qu’il y a un « vice caché », que je pourrais être un pervers en puissance. Bref j’étais dans la spirale infernale de la dévalorisation.

Puis je me suis inscrit sur le forum « Virginité tardive »  (http://forum.virginite-tardive.fr/) lors du réveillon du nouvel an 2011 (forum que je connaissais à sa création en 2007 mais dont j’avais fini par oublier l’existence) sur lequel j’ai abondamment participé et j’ai progressivement cessé d’avoir un état d’esprit aussi négatif.

Aujourd’hui j’ai une vision plus apaisée de ma virginité tardive. Je pense que si je suis encore vierge c’est parce qu’à l’adolescence, n’ayant pas profité de sorties et soirées, je n’ai pas pu assimiler inconsciemment les processus de socialisation et de séduction donc je me retrouve aujourd’hui avec un manque de compétences sociales. Il y a aussi ma timidité, qui s’est néanmoins atténuée avec le temps. Et enfin il y a l’isolement social induit par mes études très prenantes et surtout par mon comportement fuyant avec les gens en société, que l’on pourrait qualifier de « trouble de la personnalité évitante », entrainant un manque d’opportunités de sortir et de rencontrer des filles célibataires.

Je ne me sens pas vraiment victime de la pression sociale en étant vierge tardif puisque personne dans mon entourage familial, amical ou professionnel ne le sait. Ma famille proche doit quand même s’en douter puisqu’ils ne m’ont jamais vu ramener une copine à la maison et ils savent que je suis coincé. Quand à mes collègues de promo, je suis extrêmement discret sur ma vie privée, tout juste savent-ils que je suis célibataire.

Ce qui me manque le plus est le manque d’amour et de tendresse, le fait de n’être jamais sorti avec une fille, le manque de sexe a moins d’importance.

Depuis quelques mois je me demande sans cesse quelles sensations ressent-on lors d’un baiser avec la langue ou lors d’un rapport sexuel vaginal. J’ai fait beaucoup de recherches en français et en anglais sur ce thème mais je n’ai trouvé en majorité que des descriptions plutôt vagues. Alors j’ai posé mes questions plus précises sur des forums et j’ai obtenu des réponses très intéressantes. Néanmoins cette curiosité sans fin m’a fait envisager à plusieurs reprises d’avoir recours à une escort-girl pour me dépuceler et enfin connaitre ces sensations que l’on ressent en caressant et serrant le corps d’une femme, en l’embrassant (si l’escort le fait) et en la pénétrant vaginalement. Je me suis dit que le fait de franchir le pas me permettrait de ne plus être obsédé par ces questionnements sans fin et me décoincerait avec les femmes, me donnerait plus d’assurance pour draguer. J’ai lu des témoignages de jeunes hommes qui l’ont fait et à qui ce dépucelage a été un véritable électrochoc les décoinçant avec les femmes. De mon côté, un certain nombre de personnes sur plusieurs forums m’ont conseillé de ne pas le faire parce que ça ne résoudrait rien (je reviendrait sur ce thème du dépucelage par des prostituées plus tard). Actuellement je n’ai plus l’intention d’avoir recours à cette solution prochainement. Mais j’espère avoir rapidement l’occasion de ressentir ces sensations dans le cadre d’une vraie relation amoureuse.

Je vous met 2 liens vers 2 articles que j’ai beaucoup aimé du site Madmoizelle, qui sont le témoignage d’un jeune homme encore vierge à 25 ans (http://www.madmoizelle.com/interview-vierge-25-ans-107601) et d’une jeune fille qui a perdu sa virginité tardivement à 22 ans (http://www.madmoizelle.com/vierge-22-ans-95142). Enjoy 😉

Historique amoureux partie 3 : les études supérieures

En septembre 2005 je suis entré en classe prépa scientifique dans un énorme lycée. Je me disais que ça allait m’apporter de nouvelles opportunités de rencontrer des filles, du moins des filles dans d’autres filières, parce qu’en prépa scientifique il n’y en a pas beaucoup. Les filles devaient représenter dans les 40% de la promo de 1ère année je crois. La plupart d’entre elles avaient un copain à l’extérieur, quand aux autres elles s’intéressaient davantage aux études qu’aux garçons. De toute façon avec le rythme infernal de travail, on n’avait plus le temps de penser à l’amour.

Je me souviens d’une anecdote que j’avais entendu de la part des garçons qui avaient visité l’internat des filles : dans ce dernier, il y avait une fenêtre qui donnait sur une partie des douches de l’internat des garçons situé un peu plus bas dans un bâtiment juste à coté, et il était parfois possible de voir certains garçons se masturber sous la douche : les pauvres, c’était leur seul endroit d’intimité ! Parfois quand je passais à coté de l’internat des lycéennes, il m’arrivait de me demander si des filles pouvaient faire monter leur copain dans les chambres pour faire l’amour.

Bref, à part ces digressions anecdotiques, je ne pensais pas vraiment au sexe. J’ai commencé à prendre conscience de ma virginité « tardive » peu de temps avant mes 20 ans. C’était en février 2007, je sortais du bahut et j’étais en vacances donc je pouvais relâcher la pression et penser à autre chose qu’au travail. En voyant plusieurs couples s’embrasser dans les arrêts de bus, je me suis dit que je commençais à avoir un sérieux retard sur les autres, que je n’avais toujours rencontré personne et je me demandais où rencontrer des filles célibataires de mon âge. C’est en postant ces questions sur Doctissimo que j’ai découvert l’expression « virginité tardive » et que j’étais loin d’être seul, dans cette situation de solitude et de difficultés en société. J’ai par la suite passé beaucoup de temps sur docti à chaques vacances scolaires, j’aimais beaucoup ce forum, les gens avec qui je discutais et qui me donnaient l’impression de vivre ma vie par procuration.

Bref à l’issue de ma prépa j’ai décidé de me réorienter en fac de médecine. C’est un processus qui s’est fait progressivement tout au long de ma 2ème année, je ne me plaisait plus dans ce domaine et l’intérêt pour la médecine (que j’avais déjà un peu en terminale) s’est réveillé. Je ne vais pas entrer dans les détails ici.

En médecine, il y avait beaucoup plus de filles : au moins 60% des amphis, et peu de temps après la rentrée ça parlait déjà beaucoup de cul, de coups d’un soir, de garçons encore puceaux. Mais ça ne me faisait pas grand chose. Une anecdote en cours d’anatomie : lorsque le prof décrit l’hymen, il en profite pour glisser une boutade selon laquelle il ne doit plus rester beaucoup de filles vierges dans nos amphis à notre âge.

Je réussis le concours à la 2ème tentative, j’ai tous les choix donc je prends ce qui m’intéresse. Arrivé en 2ème année, je vois que la plupart des filles sont déjà casées avec des garçons qu’elles connaissent déjà depuis le lycée. Je les trouve prétentieuses à se la péter avec leurs relations sérieuses et le fait qu’elles vivent avec leur copain comme un vrai couple (je vous rassure, elles sont devenues plus humbles et très sympa par la suite). Je ne suis pas allé au Week-End d’Intégration (le fameux WEI commun aux 3 filières médicales) pour diverses raisons, notamment parce que je ne connaissais personne dans ma promo, j’avais peur de rester seul dans mon coin et j’avais un peu de mal à m’intégrer dans ma promo. On dit que le WEI est l’occasion idéale pour se dépuceler, avec plusieurs centaines d’étudiants délurés et bourrés et un énorme stock de capotes (et en effet chaque année, les histoires de cul croustillantes de couples surpris en pleine action, parfois dans des endroits insolites, font le tour de la fac). C’est là que j’ai loupé le coche de l’intégration.

Dans les années suivantes je n’ai pas eu plus d’opportunités de rencontrer des filles célibataires. Je reviendrai ultérieurement sur ma vie étudiante et mes rapports avec mes collègues dans un article plus général.

Depuis l’été 2006, j’ai commencé à fréquenter des sites de rencontre, en parallèle de mes études. Pour des soucis de clarté, je vais en parler dans l’article suivant.