Archives du mot-clé timidité

Mon premier (petit) baiser

Ce soir je suis allé au cinéma avec la fille que j’ai rencontré. C’est la 3ème fois qu’on se voit (cf les commentaires de l’article précédent). On a passé une soirée très sympa, puis je l’ai raccompagnée jusqu’à son arrêt de bus et je l’ai attendu avec elle. On a eu une discussion très complice, on était très proches et lorsque le bus est arrivé, on s’est levés et elle m’a embrassé sur la bouche.

C’était un petit baiser sur les lèvres, très bref malheureusement. Ça s’est fait très intuitivement, sans réfléchir : le temps d’un regard, j’ai senti qu’elle voulait m’embrasser et j’ai ensuite ressenti cette envie irrépressible de coller mes lèvres aux siennes. C’est incroyable l’intensité de la communication non-verbale par le regard. Je n’ai vraiment réalisé qu’on s’était embrassés qu’après qu’elle soit montée à bord. Comme c’était très bref, je n’ai pas senti grand chose, seulement la douceur de ses lèvres humides et son gout et son parfum persistant quelques instants après sur les miennes.

Au moment où elle s’est levée, je m’apprêtais à la prendre par les mains, l’enlacer et l’embrasser mais elle a été un peu plus rapide que moi, m’a fait ce petit baiser et est montée rapidement à bord du bus. En l’espace de quelques secondes, j’ai été envahi d’émotions : la sensation agréable du baiser presque inattendu (puisqu’elle m’a pris de vitesse), la brève déception de ne pas avoir pu l’embrasser plus franchement et enfin le bonheur intense d’avoir vécu ça. Depuis, j’ai le sourire jusqu’aux oreilles et je suis sur un petit nuage.

Je lui ai envoyé un message pour lui remercier de ce bisou sur la bouche et que la prochaine fois j’espère pouvoir lui donner un vrai baiser. Elle m’a répondu qu’elle tremblait encore de son audace et qu’elle avait une trouille phénoménale (malgré ses 5 ex-copains, elle n’en reste pas moins timide). Je lui ai dit qu’elle avait bien fait, que je comptais justement l’enlacer et l’embrasser à ce moment là, que ce bisou avait un gout de trop peu mais avait illuminé ma soirée et qu’on se rattrapera bien la prochaine fois ^^

J’aurai dû lui prendre la main quand on était dans la rue, je pense qu’elle aurait été plus entreprenante pour le baiser (et moi aussi).

Je ne considère pas ce petit baiser sur la bouche comme mon premier vrai baiser parce que c’était beaucoup trop bref et je ne peux pas vraiment dire qu’on sort ensemble tant que je ne l’aurai pas franchement embrassé. Quand j’aurai mon vrai premier baiser, je ne manquerai pas de vous décrire en détail les sensations que cela fait de tenir une fille dans ses bras et de l’embrasser passionnément. J’ai hâte de tester le baiser avec la langue aussi ^^

Concernant la fameuse soirée chez ses amis dans 10 jours, elle m’a rassuré sur le fait que ses amis sont sympa et que je ne sentirai pas marginalisé malgré le fait que je ne les connais pas. Il y aura une grande majorité de filles. J’ai aussi appris qu’avant même notre 2ème rendez-vous, sa copine qui nous hébergera lui avait dit que je pourrai venir. En fait c’était déjà prévu bien à l’avance, elle a du beaucoup parler de moi à son amie et ça n’est certainement pas innocent si elle me propose de passer la nuit avec eux là-bas ^^

Bref j’aurai certainement mon vrai premier baiser dans 10 jours 😉

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Le contact physique au premier rendez-vous

Il y a 5 semaines, j’ai eu un rencart avec une fille que j’ai rencontré sur internet et avec laquelle j’ai longuement discuté pendant 2 semaines. On a passé 2 heures ensemble et c’était bien, elle me plait beaucoup. Par contre je n’ai pas osé la toucher malgré les opportunités que j’ai eu. Je me suis demandé si je pouvais la toucher (lui toucher la main, se promener main dans la main) sans que ça soit perçu comme trop entreprenant ou à l’inverse que si je ne la touche pas, elle ne puisse considérer qu’elle ne me plait pas.

J’ai du mal avec le contact physique et la séduction me parait mystérieuse. Je sais bien qu’en réalité pour séduire il ne faut pas se mettre la pression et discuter avec elle naturellement comme s’il n’y avais aucun enjeu. La séduction n’est pas un protocole à appliquer. Avec l’expérience des quelques rencarts que j’ai eu les années précédentes, j’arrive mieux à lâcher prise mais je ne sais toujours pas quand est le moment opportun pour lui montrer mon intérêt pour elle, la toucher ou l’embrasser. C’est là que j’en revient au fait que ça doit être quelque chose qui s’apprend naturellement durant les premiers flirts à l’adolescence et que ça n’a pas eu lieu pour moi, d’où mon apparente maladresse.

Je lui ai envoyé un message juste après pour lui dire que je n’étais pas très tactile au premier rendez-vous et que j’espérais ne pas avoir paru ennuyeux, distant ou maladroit. Je lui ai aussi dit qu’elle me plaisait et que j’espérais la revoir. Elle m’a répondu que c’était réciproque. Elle sait que je n’ai jamais eu de copine (d’où ma maladresse) : je lui ai avoué directement quand elle me l’a demandé par internet, j’ai préféré jouer cartes sur table dès le début et ne pas mentir (contrairement à l’article dans lequel je disais que je préférais mentir durant les premiers temps). On avait eu à ce moment là une discussion très passionnante dans laquelle elle était très compréhensive. De son côté, elle a commencé « tard » mais elle a eu 5 copains.

Je la revois demain aprèm. On ne s’est pas revu plus tôt parce que j’avais peu de temps à lui consacrer à cause de la préparation de mes examens. Je lui ai proposé l’autre jour qu’on se voie ce week-end et elle m’a suggéré une promenade dans un parc, ça sera plus intime que notre première rencontre dans un bar puis au centre-ville. Je vais essayer d’être plus tactile et de lui faire comprendre que j’aimerai bien l’embrasser si l’occasion se présente. Elle sait qu’on se plait donc ça devrait le faire.

Pour l’anecdote, il va falloir que j’explique demain aprèm à mes parents pourquoi je prends la voiture et vais me promener alors que ça n’est pas dans mes habitudes le dimanche. Je n’aime pas parler de mes rencarts parce que je n’aime pas les questions qui s’ensuivent, notamment sur les rencontres par internet que mes parents semblent considérer pour les loosers. Ma vie amoureuse ne regarde que moi et j’ai cette obsession de faire en sorte que ça reste secret. La première fois que j’ai rencontré cette fille, je leur ai menti parce que je ne voulais pas avoir à leur faire un « compte-rendu » après. Mais demain je leur dirai que je vais voir cette fille. C’est agaçant de vivre encore chez ses parents à mon âge : dès que je fais un truc qui n’est pas dans mes habitudes, j’ai droit à un tas de questions. J’ai beau avoir le droit de sortir où et quand je veux (encore heureux), c’est pénible de ne pas pouvoir mener sa vie amoureuse en secret.

Timidité amoureuse et abstinence involontaire

Suite aux commentaires pertinents de mon précédent article, j’ai décidé de rédiger un article qui s’intéresse aux causes sociologiques de la timidité amoureuse et de l’abstinence sexuelle involontaire à l’âge adulte.

Le psychologue américain Abraham Maslow a défini la pyramide des besoins humains éponyme (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow, lisez l’article en anglais, c’est mieux) dans laquelle on apprend que la sexualité fait partie des besoins physiologiques de l’individu, au même titre que la faim, la soif, la respiration et les fonctions d’élimination. Elle montre aussi que le besoin d’appartenance et d’amour est relativement haut placé et est nécessaire pour avoir une vie accomplie. Dès lors, il n’est pas étonnant qu’une vie amoureuse inexistante et une sexualité solitaire mènent à la dépression. Certains psychologues ont donc étudié les causes de cette vie amoureuse et sexuelle insatisfaisante. Cet article n’a pas pour vocation d’être exhaustif sur ce phénomène, juste de vous présenter 2 sources d’inspiration pour ce blog.

En faisant des recherches sur la virginité tardive en anglais, je suis tombé par hasard sur un article du Journal of Sex Research de 2001 intitulé « Celibacy : a life course analysis » rédigé par des psychologues de la Georgia State University. Il s’attache à étudier les causes et conséquences de l’absence de relation amoureuse et/ou de l’abstinence sexuelle involontaire au cours de la vie. Les auteurs sont partis du constat que ce domaine avait été entrevu par de précédentes études sur la sexualité mais jamais pleinement investigué. Ils indiquent que les sociétés occidentales ont un modèle dans lequel les premiers flirts, la découverte de la sexualité, les relations de longue durée et le mariage se déroulent selon une séquence linéaire à des tranches d’âge bien définies et font office de rites de passage. Forcément les gens qui se trouvent en décalage avec cette norme se mettent à complexer et éprouvent davantage de difficultés dans leur vie sociale, ce qui diminue encore la possibilité de rencontrer un partenaire, en particulier s’ils pensent que leur partenaire sera forcément bien plus expérimenté qu’eux. L’abstinence involontaire ou la virginité tardive résultent d’une combinaison d’évènements durant l’adolescence et la jeunesse.

Ils se sont donc demandé quels sont les facteurs qui inhibent la transition vers l’activité sexuelle, à quel moment et de quelle manière les abstinents involontaires se trouvent en décalage par rapport aux autres et quels facteurs les maintiennent en décalage et inhibent la découverte et la poursuite de relations sexuelles.

Ils ont inclus 82 personnes recrutées via internet à la toute fin des années 90, la plupart étant des gens diplômés de l’enseignement supérieur. 80% étaient des hommes. Certains étaient mariés mais n’avait pas de relations sexuelles. Ils reconnaissent que leur échantillon n’est pas représentatif. Ils leur ont fait répondre à un volumineux questionnaire.

1/3 étaient des vierges tardifs, les autres ayant déjà eu des rapports mais ensuite aucune activité sexuelle depuis un bon moment. 91% des vierges tardifs (VT) et 52% des célibataires endurcis ne sont jamais sorti avec quelqu’un à l’adolescence. Leur sexualité adolescente était uniquement masturbatoire. Seuls 29% des VT ont ultérieurement expérimenté leur premier baiser ou des préliminaires. Certains célibataires de longue durée ont eu des rapports à un âge normal mais n’ont pas été satisfait des conditions. Les données montrent que l’absence de séduction et de relations amoureuses à l’adolescence sont le premier facteur menant à une vie amoureuse et sexuelle insatisfaisante. Cela renforce ma thèse selon laquelle la séduction et les compétences sociales s’acquièrent de manière intuitive pendant l’adolescence.

Le sentiment de retard anormal des vierges tardifs sur les autres apparait à l’approche des 25 ans. Parmi les célibataires endurcis non-vierges, 20% ont eu recours à des prostituées.

A l’âge adulte, la timidité est le principal facteur responsable de l’absence de relations amoureuses. 40% des vierges tardifs mentionnent également un manque de compétences sociales (difficultés à se faire des amis…). L’image corporelle négative entre également en ligne de compte : les individus qui ne s’aiment pas évitent les situations sociales et réduisent les opportunités de rencontres. Les femmes vierges tardives mentionnent en priorité leur surpoids alors que les hommes mentionnent leur poids insuffisant. Le manque d’activités de loisir et le travail dans un milieu exclusivement masculin ou féminin renforcent leur isolement social et leur manque d’opportunités de rencontres.

Leur abstinence ou inexpérience sexuelle engendre une insatisfaction, de la frustration ou de la colère. Mais le plus préoccupant pour eux est l’absence d’amour. Ils pensent être passés à coté de leur jeunesse et qu’un processus a « calé » durant leur adolescence. Ils pensent qu’ils n’arriveront pas à rattraper les autres, qu’ils sont encore coincés « dans la cour de récré ». Cette frustration diminue encore leur confiance en eux donc leur attractivité et leur pouvoir de séduction, bref c’est un cercle vicieux. Les hommes et femmes se sentent pris au piège des conventions sociales (les hommes doivent faire le premier pas et les femmes doivent rester passives). A cette époque déjà, les vierges tardifs utilisaient internet pour se rassurer et vivre une certaine vie sociale par procuration.

Les auteurs soulignent la nécessité d’études supplémentaires et que tant que la virginité tardive restera aussi peu explorée, elle restera un sujet tabou et des gens continueront d’en souffrir.

Voici l’article complet : http://www.scribd.com/doc/23792587/Involuntary-Celibacy-A-Life-Course-Analysis

Je voulais également aborder le concept de timidité amoureuse (love shyness) définit par le psychologue américain Brian Gilmartin en 1987. Il s’agit d’une forme de trouble anxieux social ou bien de trouble de la personnalité évitante circonscrit au domaine amoureux. Gilmartin a abondamment étudié le phénomène et rédigé un livre, qui est souvent évoqué sur les sites de langue anglaise abordant la virginité tardive. Ce concept ne fait pas consensus et n’est pas reconnu par le DSM-V (la bible de la psychiatrie américaine) ni par la Classification In ternationale des Maladies CIM-10. Néanmoins il mérite notre attention.

Voici l’article français sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Timidit%C3%A9_amoureuse. Si vous maitrisez l’anglais, je vous conseille de lire la version anglaise de l’article, bien plus complète, comme toujours. Je ne détaillerai pas le concept, ça reprend ce que j’ai déjà dit.

L’auteur Jean-Paul Benglia reprend aussi ce concept dans son livre (j’en parlerai ultérieurement).

Voila, si vous avez eu le courage de lire ce pavé (ou pas), je tenais à vous dire que mes prochains articles parleront à nouveau de moi et seront bien plus abordables que celui-ci.

Ma virginité tardive

Je n’ai commencé à penser à ma virginité que peu avant mon vingtième anniversaire. Mais à ce moment là c’était déjà le fait de ne jamais être sorti avec une fille qui me préoccupait avant tout. Je me disais quand même qu’à 20 ans ça commence à être tardif.

Il n’y a pas vraiment de critères pour décréter qu’une virginité est tardive : certains pensent que c’est à 20 ans, d’autres à 25 ans. Je crois surtout qu’elle est tardive à partir du moment où l’on se considère comme tel.

J’ai alors passé énormément de temps sur internet à en parler pour savoir si je n’étais pas le seul dans cette situation, pour me rassurer et essayer de comprendre pourquoi j’en suis arrivé là. J’ai d’abord passé du temps sur Doctissimo : je n’y parlais pas que de ça d’ailleurs et ça me donnait l’impression de vivre ma vie sociale par procuration à défaut d’avoir de vrais amis à retrouver pour discuter.

Puis vers 2010-2011 je suis devenu obsédé par ma virginité tardive, j’ai fait des tas de recherches sur Google du type « jamais fait l’amour à 23 ans » , « jamais embrassé une fille à 23 ans », puis les mêmes recherches en anglais pour avoir davantage de résultats pertinents. J’ai hanté le net avec ces recherches. Je me disais que j’avais raté mon adolescence, que c’était irréversible et que je gâchais ma jeunesse, qu’à mon âge j’avais encore la maturité amoureuse d’un ado de 15 ans, que je n’étais pas encore un vrai homme, que je me sentais déjà vieux sans avoir profité de ma jeunesse et que j’espérais faire plus tard un méga-crise de la quarantaine à la Californication ou Nip/Tuck pour rattraper toutes ces années de sexe et de fête perdues. Je me disais aussi que si une jeune femme apprenait que j’étais encore puceau, elle penserait que c’est parce qu’aucune autre fille ne m’a choisi parce qu’il y a un « vice caché », que je pourrais être un pervers en puissance. Bref j’étais dans la spirale infernale de la dévalorisation.

Puis je me suis inscrit sur le forum « Virginité tardive »  (http://forum.virginite-tardive.fr/) lors du réveillon du nouvel an 2011 (forum que je connaissais à sa création en 2007 mais dont j’avais fini par oublier l’existence) sur lequel j’ai abondamment participé et j’ai progressivement cessé d’avoir un état d’esprit aussi négatif.

Aujourd’hui j’ai une vision plus apaisée de ma virginité tardive. Je pense que si je suis encore vierge c’est parce qu’à l’adolescence, n’ayant pas profité de sorties et soirées, je n’ai pas pu assimiler inconsciemment les processus de socialisation et de séduction donc je me retrouve aujourd’hui avec un manque de compétences sociales. Il y a aussi ma timidité, qui s’est néanmoins atténuée avec le temps. Et enfin il y a l’isolement social induit par mes études très prenantes et surtout par mon comportement fuyant avec les gens en société, que l’on pourrait qualifier de « trouble de la personnalité évitante », entrainant un manque d’opportunités de sortir et de rencontrer des filles célibataires.

Je ne me sens pas vraiment victime de la pression sociale en étant vierge tardif puisque personne dans mon entourage familial, amical ou professionnel ne le sait. Ma famille proche doit quand même s’en douter puisqu’ils ne m’ont jamais vu ramener une copine à la maison et ils savent que je suis coincé. Quand à mes collègues de promo, je suis extrêmement discret sur ma vie privée, tout juste savent-ils que je suis célibataire.

Ce qui me manque le plus est le manque d’amour et de tendresse, le fait de n’être jamais sorti avec une fille, le manque de sexe a moins d’importance.

Depuis quelques mois je me demande sans cesse quelles sensations ressent-on lors d’un baiser avec la langue ou lors d’un rapport sexuel vaginal. J’ai fait beaucoup de recherches en français et en anglais sur ce thème mais je n’ai trouvé en majorité que des descriptions plutôt vagues. Alors j’ai posé mes questions plus précises sur des forums et j’ai obtenu des réponses très intéressantes. Néanmoins cette curiosité sans fin m’a fait envisager à plusieurs reprises d’avoir recours à une escort-girl pour me dépuceler et enfin connaitre ces sensations que l’on ressent en caressant et serrant le corps d’une femme, en l’embrassant (si l’escort le fait) et en la pénétrant vaginalement. Je me suis dit que le fait de franchir le pas me permettrait de ne plus être obsédé par ces questionnements sans fin et me décoincerait avec les femmes, me donnerait plus d’assurance pour draguer. J’ai lu des témoignages de jeunes hommes qui l’ont fait et à qui ce dépucelage a été un véritable électrochoc les décoinçant avec les femmes. De mon côté, un certain nombre de personnes sur plusieurs forums m’ont conseillé de ne pas le faire parce que ça ne résoudrait rien (je reviendrait sur ce thème du dépucelage par des prostituées plus tard). Actuellement je n’ai plus l’intention d’avoir recours à cette solution prochainement. Mais j’espère avoir rapidement l’occasion de ressentir ces sensations dans le cadre d’une vraie relation amoureuse.

Je vous met 2 liens vers 2 articles que j’ai beaucoup aimé du site Madmoizelle, qui sont le témoignage d’un jeune homme encore vierge à 25 ans (http://www.madmoizelle.com/interview-vierge-25-ans-107601) et d’une jeune fille qui a perdu sa virginité tardivement à 22 ans (http://www.madmoizelle.com/vierge-22-ans-95142). Enjoy 😉

Les filles qui me plaisent

Au niveau du physique, je ne suis pas exigeant, l’essentiel étant que la fille ne soit pas un garçon manqué.

Beaucoup de filles complexent sur leur poids, mais honnêtement je préfère une femme avec des rondeurs plutôt qu’une fille trop maigre, et je pense que c’est le cas de beaucoup de garçons aussi. Et puis l’image de la femme à la silhouette longiligne renvoyée par les magazines ne correspond pas au standard biologique féminin : le corps d’une femme aura naturellement tendance à accumuler des rondeurs parce que ces réserves de lipides sont nécessaires à la synthèse des hormones sexuelles indispensables au déclenchement et à la poursuite d’une grossesse complète. Bref mesdames, oubliez vos vergetures et soyez fières de vos rondeurs.

J’aime les filles aux cheveux mi-longs ou longs mais la couleur n’a pas d’importance. J’ai aussi un faible pour les filles qui portent des lunettes : je trouve que ça leur donne un charme fou et je me dis que j’aurai peut-être plus de chances de leur plaire vu que j’en porte moi-aussi. Et puis il y a ce cliché (maintes fois repris dans les films pour ados) qui dit que derrière les lunettes de la fille timide se cache peut-être une vraie séductrice.

Au niveau du caractère, je ne suis pas non plus très exigeant, je suis quelqu’un de facile à vivre. Je suis attiré par les filles timides, discrètes et attentionnées comme moi. Là aussi je pense que j’aurai plus mes chances avec une fille timide et/ou peu expérimentée en amour, qu’elle sera plus indulgente face à ma virginité tardive (mais si la fille m’aime vraiment, je suppose que quelque soit son expérience, ça n’aurait pas d’importance à ses yeux).

PS : comme j’ai repris le travail cette semaine, je suis moins actif sur mon blog, mais je ne vous oublie pas, j’ai plein d’autres articles à rédiger.

Ma vie étudiante

La société nous fait croire que la vie étudiante représente les meilleures années de notre vie, l’âge de tous les possibles, l’âge de l’indépendance totale (la célèbre phrase « A 18 ans je me casse de chez mes parents »). Mais ça n’est pas vrai pour moi. Ma vie étudiante est surtout l’âge de l’attente avant une vie future meilleure.

Je ne parlerai pas davantage de la prépa ni de la 1ère année de médecine. A cette époque je n’avais pas vraiment le temps de socialiser (enfin je me suis quand même fait quelques amis en prépa mais ils ont quitté la ville pour poursuivre leur cursus) et le fait de vivre chez mes parents était bien pratique.

Arrivé en 2ème année de cursus médical, j’ai loupé le coche de l’intégration. Je ne connaissais personne dans ma nouvelle promo et le feeling ne passait pas très bien avec certains  d’entre eux que je trouvais un peu lunatiques, moqueurs et prétentieux (ils ont changé au cours du temps, aujourd’hui ils sont super). Je suis allé à la 1ère soirée de promo mais pas aux suivantes car je n’arrivais pas à m’intégrer dans le groupe, je n’avais rien à dire d’intéressant, j’étais la 5ème roue du carrosse. Je ne suis pas non plus allée au Week End d’Intégration pour ces raisons que j’avais déjà évoquées précédemment.

Mes collègues de promos faisaient souvent des soirées en petits groupes avec leurs amis du lycée qui faisaient des études dans la même ville et j’avais l’impression qu’ils n’avaient pas besoin de m’inviter parce qu’ils avaient déjà suffisamment d’amis sous la main. Par la suite, des petits groupes internes à la promo se sont constitués pour les soirées mais je n’étais pas davantage invité.

J’étais un des seuls étudiants de la promo à ne pas avoir d’appartement puisque mes parents vivent dans une commune en périphérie de ma ville universitaire, qu’on n’a pas droit à une chambre en cité U ni à des bourses (pour ce qui est des aides au logement je ne sais pas si la distance du domicile parental vis-à-vis du lieu d’étude rentre en ligne de compte) et qu’il faudrait tabler sur un budget mensuel d’au moins 600 € voire 700 € pour tout payer. Mes collègues ont un appart par nécessité car leurs parents vivent loin, mais comme beaucoup ont des parents médecins, chirurgiens-dentistes ou pharmaciens, leurs parents peuvent « rallonger la soudure » et leur procurer un certain confort de vie. Il était de coutume de faire une soirée (ou au moins une fête d’anniversaire) dans chaque appart, mais quand on n’a que la maison des parents en semaine, ça ne le fait pas. On m’a souvent taquiné sur le fait que je pourrais organiser un truc pour la promo chez mes parents. Bref je suis le mec qui n’invite personne parce qu’il ne peut pas.

Depuis que je suis devenu externe à l’hopital (ie que je bosse en partie à l’hopital et en partie à la fac), je ne pense qu’à prendre mon indépendance et je rêve d’avoir mon propre appart en centre-ville. Déjà je n’aurais plus besoin de me farcir les embouteillages monstres à l’entrée de la ville 2 fois par jour et puis je n’aurais plus mes parents sur le dos, et enfin ça me permettrait de sortir davantage. On fait parfois des apéros en entre-ville ou à la fac le soir mais je ne reste pas longtemps parce que je conduis donc je ne dois pas abuser et personne ne va se proposer de m’héberger. Il m’arrivait souvent de décliner ces soirées, mais depuis 2 ans je fais davantage d’efforts et j’y vais bien plus souvent. Reste que ne pas avoir d’appart en centre-ville c’est vraiment la loose. Je précise que mon salaire misérable d’étudiant hospitalier s’élève à 200 € par mois (oui, il ne manque pas de zéro !) pour un « temps plein hospitalier » qui dépasse très largement les 35h. C’est pas avec ça que je vais pouvoir prendre mon indépendance. Il ne faut pas croire les stéréotypes : les étudiants en médecine ne sont pas de riches capitalistes nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, et ils remboursent largement le coût de leurs études à l’Etat en étant exploités pendant des années par l’hôpital public. Évidemment je ne pars pas non plus en vacances, je ne me permet pas de voyager, contrairement à ce que les gens s’imaginent des étudiants.

Qui dit pas d’appart, peu d’occasions de sorties et peu d’amis dit également peu d’occasions de rencontrer des filles célibataires. La plupart des gens que je côtoie sont déjà casés et je n’ai pas l’impression qu’à mon âge il reste encore beaucoup de filles célibataires. Les vraies rencontres se font par l’intermédiaire de notre réseau social : en sortant avec des amis ou en allant à des soirées où l’on est susceptibles de rencontrer des filles.

Aujourd’hui ça va beaucoup mieux au niveau sociabilité : depuis que je suis externe, je côtoie mes collègues en permanence et j’ai appris à mieux les connaitre et les apprécier. Eux aussi ont changé, ils sont adorables maintenant. Reste qu’ils ne m’invitent pas à leurs petites soirées perso. Les habitudes des soirées sont là et c’est difficile de d’y être invité quand on a loupé le coche de l’intégration.

Par contre au niveau professionnel ça se passe très bien avec le personnel hospitalier et les patients, j’ai toujours été très sûr de moi, dynamique et volubile. Quand j’enfile ma blouse, je rentre dans mon rôle de professionnel de santé et ma timidité disparait. On aurait peine à croire qu’en réalité je suis aussi coincé et sans aucune expérience amoureuse ni sexuelle.

Reste que dans les soirées plus officielles, j’ai encore du mal à me décoincer. Lors du dernier gala de ma fac (une grosse soirée super classe où les profs et toutes les promos d’étudiants se mettent en costard et robes de soirée, suivie d’une sortie en boite, bref c’est l’évènement majeur de la fac)  j’étais terriblement coincé en soirée et en boite alors que dans le même temps je voyais certains collègues draguer et emballer des nanas inconnues de la boite avec une facilité déconcertante. C’est à ce moment que je me suis dit qu’il était temps que je consulte un psy pour qu’il m’aide à résoudre ces problèmes de timidité et de manque de compétences sociales.

Bref je ne profite absolument pas de ma vie étudiante. Je me contente de travailler dur en rêvant de profiter de ma vie future et en espérant rattraper toutes ces années de fêtes et de sexe que je n’ai pas connues.